Plus qu’un salon, c’est ART EN CAPITAL

Nous avons appris avec plaisir que Anna Grazi présentait l’une de ces œuvres cette année à Art en Capital. Cette artiste établie à Corte expose de plus en plus, non seulement sur le continent, mais également à l’étranger. Quel merveilleux prétexte pour aller errer et s’émerveiller dans le dédale des allées de cet événement, qui prend place sous la grande verrière du Grand Palais, et pouvoir par la même occasion découvrir l’une de ses nouvelles créations.

 

 

Art en Capital regroupe en fait 4 salons : Comparaisons, la Société des artistes français, Dessin et Peinture à l’eau et celui de la Société des Artistes IndépendantsC’est ce dernier qui a particulièrement retenu notre attention, de part sa richesse et son ampleur. De plus, c’est par cette section que de nombreux artistes qui ont marqué l’histoire de l’Art se sont fait connaître, tels que Giacometti, Matisse, Miro, Chagall, Duchamp, Toulouse-Lautrec, pour n’en citer que quelques uns, et c’est dans ce parcours de liberté que s’inscrivent donc tous les participants de ce salon précis. Si vous voulez profiter du panel qu’offrent les 4 salons, prévoyez au grand minimum une demi-journée car ce ne sont pas moins de 2500 artistes qui sont ici présentés.

La section des artistes indépendants s’organise au premier abord par pays et région, puis, plus subtilement, les thèmes entrent en résonance.

On vous présente quelques oeuvres qui ont retenu notre attention tout en nous excusant d’avance auprès des artistes pour la qualité de la prise de vue. Ce petit avant-goût est avant tout pensé pour vous donner envie d’aller faire un tour ce week-end sous la verrière du Grand Palais qui renoue depuis quelques années avec cette belle tradition des salons dont il a été l’initiateur à la fin du XIXème siècle.

 

 

Commençons tout d’abord par la Chine dont l’espace d’exposition était certainement le plus important. Une oeuvre de Guangping Qiu « Le paradis bleu » offre un aperçu du travail de cet artiste qui tire la substantifique moelle d’une formation académique pour offrir une réflexion sur les soubresauts de la société moderne. Si ce cheval écumant dans un paradis renversé vous interpelle n’hésitez pas à aller découvrir ses autres oeuvres par exemple sur ce site qui atteignent désormais (hélas) des prix loin des moyens du visiteur lambda.

Sur la photo de droite, dans des tons rappelant les forêts oniriques d’Odilon Redon, la coréenne Chung Hae-Yeon et la toile « Nature » figurent une forêt mosaïque dans un écho à l’artisanat d’ornement.

 

Toujours du côté de l’Asie, le travail très pop de Cho et la vision de Yagi Eriko, une japonaise qui injecte un souffle romantique à des thèmes européens. Ici « La promenade d’amour » nous emmène faire un tour du côté de la douceur de vivre sur les côtes méditerranéennes.

 

 

Ci-dessus, le cheval diaphane de Hakim Mouhous semble se jouer de la pesanteur tel des ailes de papillons; se déploie justement plus loin l’aile, prête à prendre son envol, de Brobeck.

L’artiste Michel et à sa droite l’artiste mexicaine Norma Gomez de Cortez sont plus dans les arts populaires. Leurs œuvres bénéficient de cette énergie qui leur est propre et une irrévérence jubilatoire s’en dégage dès le prime abord.

Citons encore VeranaVon Lichtenberg qui semble observer les émanations symphoniques qui planent sur cette terre tel un champ bienveillant. Quittant cette calme obscurité, nous croisons le travail d’Etienne Bonnet dont le noir se perçoit tout autrement, tel un abime dont surgissent des êtres tout en symbolique, échos modernes des vanités du XIXe.

Voici un petit panel des oeuvres qui ont attiré notre attention mais nous réservons un article pour chacun de nos deux artistes coups de coeur du salon de cette année qui sont Anna Grazi et Marie-Christine Prat. Ces articles paraitront la semaine prochaine, ne les loupez pas! En attendant, n’hésitez pas à aller arpenter les allées d’Art en Capital ce week-end et à revenir nous donner vos avis et ressentis.

 

ART en CAPITAL

Du 25 au 30 novembre au Grand Palais

Horaires: de 11h à 20h

 

Crédits texte et photos: NephilimK

 

Ne partez pas! Prenez quelques secondes pour lire le dernier proverbe corse que nous sommes allées dénicher pour vous cette semaine, c’est ici.

Jacques-André Boiffard, ou le surréaliste oublié

Il y a quelques années je tombais sur un cliché de Boiffard, une prise de vue renversée de sa compagne allongée. Cette mise en scène évoquait la table de dissection mais était tout autant une invitation au rêve. Je la surnommais « La Belle Endormie ».  C’est dans les sous-sols du métro de Paris que je retombais, il y a une semaine, nez à nez avec cette étrange femme.

 

 

En ce moment Paris vit au rythme de la photo: galeries, musées, magasins… les thèmes s’enchevêtrent durant tout ce mois de Novembre, renommé  à ce titre « le mois de la photo ». Le musée Georges Pompidou a donc choisi ce mois événement pour ouvrir un tout nouvel espace de 200m2 « La galerie de la photographie » dans laquelle se succéderont chaque trimestre en entrée libre des expos thématiques ou monographiques.  Quelle ne fût pas ma surprise de voir Jacques-André Boiffard, le surréaliste oublié, programmé pour ce lancement si attendu.

Aucune exposition n’avait encore été consacrée à cette figure pourtant cruciale du surréalisme.  A ce jour, le centre Beaubourg détenant la plus importante collection de photographies de Boiffard, il était tout désigné pour faire connaître tous les axes de son œuvre au grand public.

 

 

Si on connaît Boiffard c’est surtout pour ses photos qui font parti intégrante de  ‘Nadja’ de Breton ou encore pour celles parues dans la fameuse revue ‘Documents’ de George Bataille. Or il s’agit dans ces 2 cas précis de photos dont le sujet lui était extérieur. On découvre dans cette exposition les autres thèmes de son travail: ses photomontages, ses expérimentations abstraites, l’ambiguïté qu’il interroge entre objet réel ou rêvé, et  son goût pour l’étrangeté du corps avec ses tirages disséquant sur un mode inédit leur sujet.

 

 

 

La « Bouche » béante est la photo que la scénographie a fait centrale, elle retient captif le regard et le spectateur ne peut que se sentir happé par ces muqueuses déployées. Au sortir de l’expo, on acquiert la certitude que Boiffard, loin d’être un photographe parmi tant d’autres à avoir participé au mouvement surréaliste, en est avant-tout un membre fondateur et, qu’au même titre que Man Ray, il a contribué à impressionner durablement l’imaginaire collectif, en le dotant d’une identité visuelle prégnante.

 

 

Si le soleil est entre chien et loup et que vous passez du coté du centre Pompidou, n’hésitez pas à faire une plongée dans son sous-sol qui, en parfait écrin, expose actuellement dans ses entrailles le travail irradiant de Jacques-André Boiffard, qui captive tel « un obscur objet du désir » pour reprendre le titre de Buñuel.

 

Jacques André Boiffard, la parenthèse surréaliste

Jusqu’au 5 février 2015

 

Et puisqu’on est dans le surréalisme, ne manquez pas notre citation de la semaine!

A prestu!

 

Crédits: Nephi

Lancement officiel du webzine -Ligne éditoriale

Nous sommes le 9 novembre  et ce jour sera désormais la date anniversaire de ce webzine.

En parcourant les nombreux magazines et blogs axés sur la culture, la mode ou l’événementiel, il nous est apparu que la plupart se contentaient de relayer les informations populaires du moment, réalisaient rarement des interviews, et étaient même parfois uniquement des plateformes de pubs joliment mises en forme.

Au lieu de suivre l’information, nous voulons aller au-devant d’elle, dénicher les talents et les projets originaux pour les soutenir en leur donnant de la visibilité, revenir vers eux plus tard pour continuer de faire partager leur histoire. La Corse fourmille de créativité mais celle-ci ne bénéficie que rarement d’une notoriété médiatique extérieure à sa région, et parfois même sur l’Île on ignore tout son florilège.

De nombreux corses partent à ce titre pour la capitale pour bénéficier de cet aspect d’émulation ou de promotion. Or un nouveau problème se pose alors, car si Paris ouvre facilement ses portes au premier abord, la dureté du mode de vie qu’elle impose est parfois insoutenable pour les non-initiés.

 

 

Ce webzine a donc 2 buts vers lesquels il veut tendre : mettre en valeur les projets et les parcours des insulaires, qu’ils prennent place sur l’île, sur le continent, ou les 2 à la fois, mais également mettre en exergue les aspects positifs de la vie parisienne pour permettre à tous ceux qui nous lisent de ressentir malgré tout une certaine douceur à y vivre.

Pour la petite histoire, ce site c’est avant tout l’histoire d’une amitié. 2 filles de l’Île de Beauté se rencontrent et c’est un coup de cœur mutuel ; elles partent ensemble pour la capitale, mais l’une finit par rentrer en Corse tandis que l’autre reste travailler à Paris. Au jour du lancement, l’équipe est pour moitié en Corse, et pour moitié à Paris. Ce sont 3 rédactrices -Nephilimk, Mapie, Anna- et une correctrice -Aliciane- qui, bien qu’ayant des journées chargées, ont souhaité trouver la meilleure solution pour retranscrire les trésors d’inventivité qui les entourent et les rendre facilement accessibles.

 

Bienvenue dans un lieu qui fait fi de la distance et qui porte un regard ému et passionné sur ce qui l’entoure pour vous livrer un contenu original et sincère.  Au programme: une perf’ de gaîté contre le blues de la vie parisienne et un tsunami sur le train-train insulaire !

Tous vos commentaires sont les bienvenus  et nous vous encourageons dès aujourd’hui à nous contacter pour nous parler de vos coups de cœur, de vos projets ou de ceux de votre entourage qui pourront possiblement faire l’objet de l’un de nos prochains articles. En attendant ceux à venir, vous pouvez jeter un coup d’œil à nos articles tests publiés durant la phase de construction du site. Remarquez que si vous nous lisez sur smartphone, on a pensé à votre confort de lecture !

Les Corsettes sont lancées ! Suivez nos réseaux sociaux ou inscrivez-vous à la newsletter pour nous lire très prochainement ! Soutenez-nous en partageant et en participant à notre actualité !

Basgi a tutti !

 

 

Crédits texte et visuels: NephilimK

Orientalisme couture lors du défilé Andrei V

Les voiles voluptueux font le tour de la courbe de mes yeux, la chaleur lourde m’enivre et m’emporte en Orient. Du Maroc à l’Iran en passant par l’Égypte, je vous décris mes impressions du défilé de Andrei V Couture.

Pour son premier défilé, c’est sans nul doute un projet mature mené à bien par Denis qui arrive à peine à l’aube de ses 18 ans. Passionné par la mode depuis ses 6 ans, Denis rejoint Juliette F création implantée à Saint Germain-en-Laye, après un baccalauréat professionnel en couture.

C’est sur le thème du Harem que le jeune créateur Denis nous ouvre les portes sur son travail largement inspiré du film Angélique et le Sultan.

Il nous présente une collection en crêpe georgette et en jersey, des matières nobles travaillées avec grand soin. Rien n’est laissé au hasard. L’air désinvolte des mannequins, mises en beauté par MAAP, le tombé du tissu ou les couleurs chaudes; tout dans cette collection nous rappelle l’opulence du charme oriental.

Le soutien inconditionnel de sa mère, Hélène Béchet semble être à l’origine de l’ouverture d’esprit et de la passion de Denis.
Il me confie la place importante qu’occupe la musique dans son travail préparatoire, qu’il effectue souvent de nuit. Ce sont des voix de femmes aux tonalités graves et sensuelles telle celle de Sia qui ont inspiré Denis pour cette première collection. Mais l’artiste est visionnaire et pense déjà sa prochaine collection qui portera sur le thème des tribus Maasaï. Derrière ce nouveau projet, une muse, qui défile pour Denis et réveille sans conteste la beauté sauvage africaine.

Cet article est, j’y compte bien, le premier d’une longue série grâce au talent et à la passion de Denis. Les Corsettes vous feront part de son évolution, car c’est avant tout un réel plaisir d’assister au lancement d’un artiste.

 

Crédits photos: NephilimK