Raffiné moderne et ludique: le Grand Musée du Parfum

nephilimk au grand musee du parfum

Ouvert au public depuis décembre dernier, le grand Musée du Parfum, installé dans les anciens murs de la maison de couture Christian Lacroix, s’est donné pour mission de valoriser l’un des savoir-faire qui continuent de faire resplendir à la France de part le monde.

Un musée loin des sentiers battus

Si vous vous attendiez à longer des allées de flacons vous comprendrez vite que ce n’est pas la direction qui a été choisie. Le parfum n’est pas traité comme un bel objet à exposer mais au sens de fragrance. La magie des odeurs et de leurs savants mélanges voilà un défi astucieusement relevé par ce musée.

Tout le parcours est dédié à l’expérimentation, aux sensations. On va donc pointer le nez de-ci de-là au gré des installations. Ces expériences sont souvent soutenues par les nouvelles technologies, de façon plus ou moins discrète mais toujours avec l’élégance de la mise en forme.

Pour ce qui de la scénographie la partie « jardin des parfum » est une oeuvre d’art en soi. La « galerie des séducteurs » nous rappelle que le parfum a traversé l’histoire. Que ce soit Cléôpatre et Marc-Antoine, ou encore Napoléon et Eugénie, on découvre leurs usages du parfum. Le peintre Bruno Bressolin a entièrement illustré cette section, et son usage des couleurs vives fait de cette galerie un bel accord entre plaisir des yeux et intérêt culturel.

Le Grand Musée du Parfum, j’y vais?

Le point très positif à retenir c’est que mon appréhension à me retrouver submerger de mélanges odorants a vite fait place à un agréable constat.

Au Grand Musée du Parfum vous êtes totalement à l’opposé d’une visite dans une grande chaîne de parfumerie, ici toutes les senteurs sont très (très) subtiles. Pas de maux de tête, vous ne garderez en souvenir que des odeurs que votre odorat aura fait l’exercice de repérer et d’appréhender.
L’autre point positif, c’est que ce musée reste encore assez confidentiel. Si, comme moi, vous tournez les talons devant les files d’attente des grands musée si vous n’êtes pas muni d’un coupe-file (Louvre, Orsay, Grand Palais…), voilà une nouvelle adresse à inscrire parmi celles que je vous ai proposées jusqu’ici sur ce site.

Le but d’un tel musée? Bien sûr celui de valoriser le patrimoine, mais aussi peut-être créer des vocations car, au sortir de votre visite, vous serez fixés sur la finesse de votre sens olfactif.

Le Grand Musée du Parfum
73 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
Plus d’infos sur leur site ou leur page Facebook
De 10h30 à 19h – fermé le lundi
Métro Miromesnil / Champs Elysées Clemenceau

Consulter également:
Hors série « Connaissance des Arts »  dédié au Musée

Texte par Nephi

Photos par Romain Vives
(envoyez nous un message pour faire appel à ses services)

Les superbes théâtres du 14ème arrondissement

theatre_montparnasse_paris_14eme-facade-exterieure

Allez au théâtre quand on vit dans les arrondissements du Sud de Paris  n’est pas particulièrement dans les habitudes de vie. Aujourd’hui les Corsettes vous ouvrent les portes de 2 somptueux théâtres du 14ème qui sont bien connus des parisiens mais beaucoup moins des nouveaux arrivants.

Tous 2 situés à deux pas du métro Gaîté, leurs devantures respectives ne font pas particulièrement rêver ou du moins ne laisse présager, comme c’est souvent le cas pour les théâtres parisiens, de la qualité et du charme de leurs installations.

C’est donc non seulement pour leur programmation mais vous l’aurez compris également pour leur cadre que les Corsettes sont tombées sous le charme de ses 2 théâtres et ont si hâtes de vous les faire découvrir.

Plus besoin d ‘aller dans le 18ème pour rire aux éclats ou essuyer discrètement une petite larme d’émotion… si vous habitez le 15e, 14e ou encore 13e le quartier de Montparnasse vous est tout particulièrement accessible alors n’hésitez plus une seconde, il est grand temps de découvrir les joies d’une sortie théâtre dans le quartier qui au siècle dernier fut l’épicentre de la création artistique parisienne.

Le Théâtre de la Gaîté Montparnasse

Haut lieu de la distraction, la rue de la Gaité portait bien son nom au XIXème. En 1867, c’est donc une salle de café-concert qui ouvre ses portes pour mieux contribuer à animer les soirées des noctambules. Après la seconde guerre, c’est une salle dédiée au théâtre d’avant-garde. Juliette Greco y fait d’ailleurs ses débuts à tout juste 19 ans. Le théâtre a depuis été rénové et on a eu soin de garder en l’état le cadre de l’époque.

 

 

L’affiche est toujours variée. Actuellement vous pouvez par exemple assisté à Ivo Livi ou Le destin d’Yves Montand  qui rencontre un beau succès. Vous avez peut-être déjà remarqué cette affiche au détour d’un couloir de métro… c’est donc au Théâtre de la Gaité jusqu’à fin décembre et tarifs commencent à 18€.

En ses périodes de fête, nous avons également eu de bons échos sur Le Bossu de Notre Dame. C’est un spectacle pour toute la famille qui a tout pour plaire et divertir; les Corsettes essayeront d’y assister pour vous en dire un peu plus. Les places commencent à 14€ seulement.

Le Théâtre Montparnasse

Toujours dans le 14ème arrondissement de Paris et juste à côté du Théâtre de la Gaîté Montparnasse, on trouve le Théatre Montparnasse. Il y aurait de quoi les confondre de part leur nom mais leur style de programmation est cependant différent. La Gaîté aime à distraire; le  Montparnasse aime plus souvent à nous pousser à la réflexion. On peut donc y trouver des représentations plus axées « culture ». De grands auteurs et de très grands comédiens font ici vibrer les planches et les velours semblent amplis des échos de leur voix; la salle existe depuis le tout début du XIXe… c’est dire si c’est vrai!

 

Jusqu’à fin février, on a l’alléchante création « Poésie? » Fabrice Lucchini se laisse habiter par les vers de Rimbaud, le rythme de Céline, de Flaubert ou encore de Molière. Cette création est à voir jusqu’à fin février. C’est probablement un spectacle très couru, donc mieux vaut réserver à l’avance.

 

Les théâtres parisiens associés

La majorité des théâtres à Paris font parti de ce réseau. Pour trouver un spectacle ou une pièce de théâtre le plus simple est donc de garder un oeil sur leur site: www.theatresparisiensassocies.com

On peut d’ailleurs facilement consulter les spectacles par arrondissement ce qui est très pratique. Pour le 14ème arrondissement de Paris, d’autres salles existent (dont 2 du côté du métro Edgar Quinet: le Théâtre Rive Gauche et le Théâtre Edgar) mais nous n’avons pas encore poussé leur porte.

 

Idées et infos pratiques pour sortir une sortie théâtre dans le 14ème :

Consulter tous les spectacles du Théâtre Gaîté-Montparnasse

Consulter tous les spectacles du Théâtre Montparnasse

 

Que vous soyez en Corse ou à Paris, pas de jaloux découvrez par exemple dans cet article ce que Marianna Nativi et le Locu Teatrale ont à nous offrir actuellement à Ajaccio. Alors, on se fait une petite pièce ce soir les amis?

 

Adepte d’atypique? Ne manquez pas Gibert Peyre et ses automates

bras-d automate-par-lartiste-gilbert-peyre

L’univers de Gilbert Peyre est à découvrir grâce à la nouvelle exposition de la Halle Saint Pierre.

Inaugurée à la rentrée et courant jusqu’au 26 février, cette exposition monographique saura ravir tous les adeptes d’atypique et d’art singulier. La scénographie habituelle de la Halle Saint Pierre qui, en deux étages, nous fait passer de l’enfer au paradis, avec son rez-de-chaussée tout habillé de noir et à la lumière diffuse, et son premier étage tout de blanc vêtu, nous offre une nouvelle fois un parcours surprenant dans la création d’un artiste peu connu.

Gilbert Peyre crée des automates comme on en voit rarement. Grâce à des connaissances en mécanique et en électronique, cet artiste nous invite dans un univers poétique où le mécanique se mêle à l’organique. Toute l’exposition est donc en branle…  elle tape, crie, marche. Elle captive tout en dérangeant parfois. l’ambiance foraine n’est pas loin ! Les rouages sont mis à nu comme si la scène et les coulisses se mêlaient pour mieux brouiller les frontières.

 

 

Gilbert Peyre, qui travaille et réside à Paris, est né en 1947 en Haute-Provence. Il exerce tout d’abord divers métiers manuels puis monte à Paris à l’âge de 22 ans. Il gagne sa vie comme garçon de café et réalise à ce moment-là ses premières sculptures (en argile et papier) puis des jouets à roulette. Il s’installe finalement à Montmartre où il présente ses premières « sculptures-jouets » qui commencent à attirer l’attention grâce également à leur valeur artistique. Dans les années 90, il s’initie à l’électro-mécanique via un ami ingénieur puis apprend par lui-même la programmation informatique. Ses créations prennent de plus et plus d’envergure pour aboutir à une chorégraphie d’objets, à nulle autre pareille, telle qu’on peut la découvrir dans cette exposition.

 

 

Drôle, poétique, cinglante pour ne pas dire sanglante parfois… Préparez-vous à rentrer dans un conte enfantin et cruel. La récup’ se mêle à des dispositifs informatiques dans une chorégraphie où l’inerte se transforme et prend vie. Gilbert Peyre est un peu comme le père de Pinocchio qui d’un bout de bois tire un petit bonhomme qui marche et parle mais qui est aussi particulièrement espiègle.

On ne peut que saluer une nouvelle fois le choix de programmation de la Halle Saint Pierre qui offre de la visibilité à un artiste issu de cet art populaire, un art tout à la fois contemporain, accessible et qui par son unicité sait si bien nous faire vibrer.

 

Infos pratiques:

Gilbert Peyre- « L’électromécanomaniaque »

Jusqu’au 27 février 2017

Commissaire d’exposition: Martine Lusardy

La Halle Saint Pierre – 2 rue Ronsard, Paris 75018

Tous les jours – de 11h à 18h

Tarifs: 9€ (7€ en tarif réduit)

 

Crédits texte: Nephi

Crédits photo: Romain Vives (cf: http://manjari-partners.com/portfolios/romain-vives/)

 

 

Images naïves pour traduire le Corse #2

coquillage-dessin-shell-sketch-NephilimK

Demander à une cortenaise de traduire le mot coquillage… voilà une demande incongrue ! Pour cela j’ai demandé le renfort de Petru F. qui a également traduit une phrase où le mot est utilisé.

 

J’ai pris modèle sur des coquillages plus ou moins exotiques, exposés à la Grande galerie de l’évolution. Pour ceux que cela intéresserait voici leurs noms suivant la numérotation de la planche:

  1. Porcelaine oeuf
  2. Porcelaine tigre
  3. Peigne de Vénus
  4. Volute impériale
  5. 6. 7. Mitre pontificale/ épiscopale / commune

 

Traduire « coquillage » en langue corse

 

« J’aime aller à la plage pour me promener. Hier, j’ai trouvé dans le sable de beaux coquillages que j’ai offert à ma meilleure amie. Viens à la mer avec moi chercher des coquillages ! »

« O chì piacè per mè d’andà à spassighjà mi in bor’di mare. Eri, aghju trovu qualchi bellu bicciurculu ch’aghju portu in rigalu à a mio amica a più cara. Veni puru cun mè à cantu di mare à circà i bicciurculi ! »

 

Vous savez désormais comment traduire coquillage en langue corse!

Et vous pourrez aussi l’apprendre à vos enfants !

N’hésitez pas à proposer des mots que vous voudriez voir illustrer dans cette série d’images naïves pour apprendre le corse aux petits ET grands enfants.

 

A prestu !

Crédits images et textes: NephilimK

 

Les Silos: SolarWind de Laurent Grasso+timelaps vidéo

SolarWind, une oeuvre située aux abords de la Porte de France du 13ème arrondissement de Paris sur les Silos 13

 

Lundi 25 janvier 2016 sera inaugurée aux Portes de Paris une oeuvre nocturne qui sera désormais visible jusqu’au petit matin. Le point de vue le plus commun sera celui de l’automobiliste sur les voies du périphérique mais de nombreux autres points de vue seront heureusement possibles. A bord du tram T3a par exemple, vous pourrez en profiter très paisiblement.

Les nouveaux silos construits dans le prolongement de l’Avenue de France marquent avec cette installation de Laurent Grasso l’ère du Grand Paris et le quartier en pleine émulation artistique de la Bibliothèque François Mitterrand se voit ainsi prolongé via cette création en cohérence avec l’aspect futuriste de ce secteur. Cet artiste, habitué des œuvres monumentales, avec par exemple le projet « Nomiya » sur le toit du Palais de Tokyo, nous revient cette fois-ci avec une lumineuse retranscription de données scientifiques.

 

 

Telle une aurore boréale sans fin, Laurent Grasso a choisi de retranscrire dans cette œuvre les données recueillies par le CNES sur l’activité des vents solaires. C’est de cette retranscription subjective qu’on peut être amené à méditer sur la cohérence réfléchie et heureuse entre une architecture et une œuvre créative in situ. Leur mariage peut permettre d’animer le paysage urbain (voir ici industriel), de l’emplir de grâce. Quand la construction, répondant avant-tout à des besoins fonctionnels, ne peut répondre au désir des habitants de pouvoir contempler un environnement cohérent, l’artiste peut lui, travailler à la réinventer.

Cette illumination se fait ici via des leds dont la consommation réduite permet d’inscrire l’oeuvre dans une démarche éco-responsable. Le jeu rythmé des variations de teintes saturées nous propulse dans un XXIème siècle tel qu’il était postulé par les dessinateurs et les réalisateurs du XXème. L’architecture des silos eux-mêmes, qu’on doit au bureau d’architecte Ballus+Vialet (à noter les très inventifs bureaux surélevés qui s’arrondissent à la base des silos), se voit doter d’une dimension complémentaire; le mapping de lumière de SolarWind nous laisse rêver à une base spatiale, s’élevant seule sur une planète hostile et faisant paisiblement front aux éléments.

Découvrez les impressions étranges et irréelles de cette installation qui s’élèvera désormais dans la nuit, telle une sublime énigme.

Solarwind: Les Silos rencontrent Laurent Grasso

(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

 

Rien ne vaut une video pour se faire une idée de cette oeuvre alors on vous en a concocté une petite rapidement, enjoy!

 

Pour garder la tête dans les étoiles: le site du CNES https://cnes.fr/fr

Crédits texte et photos: NephilimK

 

Remerciements à l’Agence Pierre-Laporte pour l’organisation de l’avant-première (celle-ci se déroulait dans des locaux surélevés et donc idéalement localisés pour les prises de vue)

Marrakech en hiver? Avis de voyage/ visite en photos

marrakech maroc voyage avis mosaique ecole coranique style oriental

Envie de soleil en hiver? Allons retrouver un teint hâlé au Maroc; et à Marrakech l’ensoleillement n’est pas le seul attrait. Le souk, les anciennes mosquées à visiter, l’intimité d’un riad… Les « pour » sont nombreux! Il y a aussi quelques « contre » qui sont peut-être plus subjectifs. En tant que femme (seule), il est fort probable que vous ne vous y sentiez pas du tout à l’aise. Les marocaines ne montrent pas leurs jambes et très majoritairement leurs cheveux non plus. Si vous êtes en groupe, les regards que vous attirerez seront nettement moins gênants que si vous voyagez seule.

En résumé le petit guide d’un séjour tranquille à Marrakech ,si vous êtes une femme, reviendrait à une attention particulière portée à votre tenue: aussi sexy que vous le voulez à l’intérieur de votre riad (hôtel) mais tenue très sage pour l’extérieur.

En hiver, il peut faire 30°, donc pensez à mettre 2 pantalons en lin opaque dans votre valise et vous pourrez ainsi chiner agréablement dans le souk toute la journée.

Pour ce voyage, je logeais dans un superbe riad un peu excentré et j’avoue que c’est bel et bien le quartier plus populaire dans lequel il était situé que j’ai trouvé le plus agréable. Les gens y étaient plus sincères et attachants que dans le centre touristique où vous êtes uniquement un billet sur pattes…

Balade dans la Medina (Souk): pâtisseries, produits de beauté et artisanat marocain

 

 

Le jardin de Majorelle, rue Yves Saint Laurent…

C’est le peintre orientaliste Jacques Majorelle en 1931 qui y crée un atelier d’artiste dans le style Art Déco avec la présence forte d’une teinte, un bleu qui deviendra emblématique. On peut d’ailleurs facilement se procurer au Maroc les pigments pour obtenir cet irradiant « bleu Majorelle ».

En 198o Yves Saint Laurent tombe amoureux de l’endroit et fait l’acquisition du Jardin (article Corsettes connexe sur Yves Saint Laurent) ; il y passera la fin de sa vie. La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent y a érigé une stèle en son souvenir. L’entrée est un peu chère mais la fondation consacre l’entièreté de cet argent à l’entretien du lieu et à des actions culturelles et sociales au Maroc. Ce jardin est un endroit absolument atypique et chatoyant dont les couleurs vous resteront à jamais à l’esprit. Voici plein de photos pour vos mirettes!      http://www.jardinmajorelle.com

Un tour dans la palmeraie proche Marrakech

Vous pouvez le faire à dos de chameau, en habit traditionnel mais la palmeraie vaut aussi le détour pour ces palais cachés

Ancienne école coranique, Medersa Ben Youssef

Amoureux des mosaïques, votre mission sera de trouver cette école dans le dédale des rues de Marrakech! c’est un lieu au décor à couper le souffle tant le travail des mosaïques est exemplaire de diversité. A l’étage, se trouvent les anciennes chambres des élèves tel un souvenir de leurs vies détachées de tout confort matériel.

 

Le Calme du Riad

Après une chaude journée sous le soleil d’hiver, retrouver la fraîcheur du Riad est un plaisir à tout point de vue. Un riad ne laisse jamais rien deviner de ses charmes depuis l’extérieur. Il est à mon sens la parfaite métaphore de la femme marocaine: sa beauté secrète fait son charme et aiguise la curiosité. La porte d’un riad ne s’entrouve qu’un instant,  les passants n’ont pas le temps d’entrevoir les trésors qu’il recèle. Dans le riad, tout est tourné vers l’intérieur et on oublie bien vite le monde extérieur… seul le minaret le plus proche saura vous le rappeler.

 

 

Remerciement à l’équipe de la Villa Andalouse pour son accueil. http://www.riadandalouse.com

Les Corsettes souhaitent bonne continuation à Youssef!

 

Dio Vi Salvi Regina, paroles de l’Hymne Corse pour fêter le 8 décembre

En ce 8 décembre, jour anniversaire de la Nation Corse, chantons l’hymne « Dio vi salvi regina »  qui célèbre la protectrice de notre île (voir la page wikipedia en langue corse) .

On pourrait traduire son titre par « Que Dieu Vous Garde, ô Reine ». Pour ceux qui ne connaissent pas cet hymne vous pouvez l’écouter dans 2 versions un peu plus bas dans l’article.

 

Dio Vi Salvi Regina

Dio vi salvi Regina
E Madre Universale
Per cui favor si sale
Al Paradiso.

Voi siete gioia e riso
Di tutti i sconsolati,
Di tutti i tribolati,
Unica speme.

A voi sospira e geme
Il nostro afflitto cuore,
In un mar di dolore
E d’amarezza.

Maria, mar di dolcezza
I vostri occhi pietosi,
Materni ed amorosi
A noi volgete.

Noi miseri accogliete
Nel vostro santo Velo
Il vostro Figlio in Cielo
A noi mostrate.

Gradite ed ascoltate,
O Vergine Maria,
Dolce, clemente e pia,
Gli affetti nostri.

Voi dei nemici nostri
A noi date vittoria ;
E poi l’Eterna gloria
In Paradiso.

 

Traduction en français

Que Dieu vous garde, Reine,
Et Mère universelle
Par qui on s’élève
Jusqu’au Paradis.

Vous êtes la joie et le rire
De tous les attristés,
De tous les tourmentés,
L’unique espérance..

Vers vous soupire et gémit
Notre cœur affligé
Dans une mer de douleur
Et d’amertume.

Marie, mer de douceur,
Vos yeux pieux
Maternels et aimants,
Tournez-les vers nous.

Nous, malheureux, accueillez-nous,
En votre saint Voile
Votre fils au Ciel
Montrez-le nous.

Acceptez et écoutez
Ô Vierge Marie,
Douce, clémente et pieuse,
Nos marques d’affection.

Sur nos ennemis
Donnez-nous la victoire ;
Et puis l’Éternelle gloire
Au Paradis

 

Le « Dio » est l’hymne corse depuis 1735.

Quelques vidéos pour l’écouter:

Petite découverte avec une interprétation du groupe allemand Annwn, passionné par les mythes régionaux entres autres.

Version live du groupe « Canta u populu corsu »

 

 

De l’Art Brut en Off de la FIAC 2015? L’Outsider Art Fair à l’Hôtel du Duc!

Le somptueux hôtel particulier du Duc de Morny, fondateur sous Napoléon III du cercle des chemins de fer, accueille la troisième édition de l’Outsider Art Fair en off de celle qu’on ne présente plus… et oui c’est le week-end de la FIAC.

 

 

L’Outsider Art Fair grandit et s’établit à l’Hôtel du Duc

L’Outsider Art Fair est événement d’envergure mondiale qui permet la rencontre chaque année, et depuis 3 ans déjà, de galeristes internationaux et de collectionneurs/passionnés. Dans une époque où l’art est dominé par l’idée et le concept, ce retour à l’art brut, son quasi opposé, est à la fois déroutant et régalant. L’art brut n’a pas pour vocation première d’être vu, il naît de la psyché torturée des artistes, de leur solitude, fantasmes, peurs… Il est tantôt exutoire, tantôt échappatoire. L’art brut, c’est le fruit des tripes de ces auteurs.

 

 

Ce sont aussi dans la majorité des cas des histoires atypiques. Vrai soulagement en ce monde dévoyé par le conformisme de la pensée que de voir poindre en ces lieux tant d’originalité!

L’art brut ? Qu’est-ce donc que ceci?

L’art brut regroupe des productions réalisées par des gens rarement issus des grandes écoles d’art, c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas été formées aux pratiques artistiques de manière académique. Etre autodidacte est un trait récurent dans l’art brut. Ces « singuliers de l’art », comme on les appelle, œuvrent bien loin des normes esthétiques. Dubuffet, l’inventeur du terme, définissait l’art brut comme une forme d’art spontanée, sans prétention sociale ou culturelle et sans démarche intellectuelle.

Face à la demande des collectionneurs, toujours plus nombreux pour cette forme d’art en résurgence, les galeristes ont redoublé d’efforts pour présenter ici de nombreux profils originaux, de belles histoires et surtout des tonnes d’œuvres envoûtantes. La librairie de la Halle Saint Pierre tient d’ailleurs un stand au premier étage qui saura abreuver votre soif d’informations sur le sujet.

 

 

Au vu de la taille de l’exposition, nous ne pouvons vous parler de tous les artistes et vous donner un avis objectif sur chacun d’entres eux… voici donc plutôt une petite sélection de nos coups de cœur!

 

2 japonais et 1 française : les Palmes des Corsettes

Pour commencer nous allons décerner la palme du « roi des Français » à l’artiste japonais Tagami. Une histoire digne de l’éloge de la paresse de Paul Lafargue. Un oracle fait un jour au père du jeune Tagami une prophétie : « Ton fils sera un vaurien ». Le petit bougre grandit, acquiert une licence de philo, mais rien ne le motive en effet. En bon Tanguy des temps modernes, ses parents le mettent à la porte de chez lui à 30 ans. Le voilà qui se met à dessiner frénétiquement, jour et nuit. Il appelle son père et lui annonce qu’il sait ce qu’il va faire de sa vie, mais qu’il n’en vivra jamais et demande à son père de le nourrir. Le père lui répond interloqué : « mais si demain je venais à mourir ? » Le fils prodigue lui répond alors: « Je mourrais aussi ».

Ne pleurez pas car cette histoire a en prime une happy end : aujourd’hui Tagami est marié et vit de son art, mais finie la torture, le sombre, les lignes accérées… place à la joie, aux couleurs, à la vie! Il est un homme heureux aujourd’hui, artiste singulier travaillant autant le détail que la couleur, il vous émerveillera par son inventivité.

Cliquez pour élargir et voir le nom de l’artiste
Click to enlarge and see the artist’s name

 

Restons aux pays de la poésie, sous les cerisiers, et allons faire un tour sur le travail d’un autre japonais : Shinichi Sawada, figure cette fois-ci emblématique et reconnu de l’art brut japonais.
Il façonne des créatures étranges et déstabilisantes issues de son imaginaire, parmi lesquelles un ver qui nous a étrangement rappelé le ver des sables des romans  du cycle de Dune de Herbert. Autiste, pensionnaire dans un hôpital de la ville de Kusatsu, il sera rapidement orienté vers un atelier de création artistique où il s’adonnera à son art. Il est exposé dans de nombreuses institutions internationales et plus récemment à la Biennale de Venise et à la Halle Saint Pierre lors de l’exposition dédiée à l’art brut japonais. Laissez-vous envoûter par ces créatures aux corps hérissées de pics et aux visages qui semblent, l’espace d’un instant, vous fixer.

 

 

Les japonais sont souvent des précurseurs en matière d’art brut pourtant notre cher hexagone n’est pas en reste. L’artiste suivante est notre « Coup de cœur Corsettes » :

 

Anais Eychenne maîtrise une ancienne technique de dessin sur tissu indienne nommée le Kalamkari. Cette pratique ancestrale et complexe lui permet de créer des œuvres riches et détaillés. L’équilibre de ses œuvres est sidérant. En regardant ses toiles ont est frappés : rien ne peux être ni enlevé, ni rajouté. La précision du trait, tout, semble comme mathématique, on cherche un sens à ce que l’on voit. Finalement, on se laisse porter par le trait, le sens esthétique de ce monde cyclique et donc harmonieux. Découverte par un organisme situé à Saint-Sever-du-Moustier dans l’Aveyron, Les Arts Buissoniers, cette collaboration permet à cette artiste introvertie de s’exposer à Paris le temps de la foire. Les photos ne rendant que très difficilement de son art minutieux, n’hésitez pas à aller jusque dans cette petite galerie aveyronnaise pour comprendre à quel point « Ce coup de coeur des Corsettes » est tout sauf usurpé!

 

 

Bien que nous ayons choisis ces artistes,  il existe dans la proposition de toutes les galeries de l’Outsider Art Fair , de très nombreuses pépites qui sauront attirer votre attention! Remerciement spécial à Rebecca Hoffman et à toute l’équipe de évènement qui assure d’une belle visite, tant par l’accueil, que par la mise en place et l’attention donnée aux artistes.

 

L’art c’est comme le cidre c’est meilleur quand c’est brut

Ce dernier week-end d’octobre, si vous êtes sur Paris, ruez-vous donc sur l’occasion pour aller découvrir le travail de ces originaux aux histoires peu communes mais dotés d’une sacrée âme. Faire le pari de l’art brut est risqué : bien qu’en pleine résurgence, son étrangeté est incomprise. Pourtant quelle bouffée d’oxygène! La folie ne m’a jamais parue si belle et convaincante qu’en ces lieux… et tant mieux! Tout semble neuf, rien ne se ressemble, chaque œuvre semble être une fenêtre sur l’âme de son auteur. C’est peut-être pour cela que l’art brut revient, c’est un art franc, sincère, dans son sens le plus simple. Les derniers d’entre nous à l’être sont-ils les fous ? Devant tous ces créateurs, je m’incline et l’espace d’un instant je me tais et regarde.

 

Crédits texte Ghjulia, crédits photo NephilimK

 

Outsider Art Fair

38 galeries internationales s’exposent

Adresse: Hôtel du Duc,  22 rue de la Michodière, entrée libre aux passionnés!

Du 22 au 25 octobre

Accès métro: Opéra ou Quatre Septembre

Prolonger la visite:

Hey ACTE3 à la Halle Saint Pierre, notre article à ce sujet

 

Une expo en entrée libre? Climats Artificiels à la Fondation EDF

En plein débat sur le climat et faisant écho à la future conférence Paris climat 2015, l’espace de la Fondation EDF nous invite à réfléchir aux conséquences de l’homme sur son environnement à travers son exposition « Climat artificiels ».

Au travers du regard de divers auteurs, nous plongerons avec poésie dans le lugubre de notre avenir. L’exposition se situe dans une ancienne sous-station électrique au cœur du VIIe arrondissement de Paris (photo de la porte ?) qui accueille depuis toujours des expositions traitant du rapport de l’homme à la nature.

 

 

L’exposition se compose de trois salles avec des thématiques différentes. L’arrivée se fait sur le thème de l’eau : nous pouvons apercevoir diverses œuvres traitant de l’eau comme, par exemple, le « Condensation Cube »  de Hans Haacke qui met en scène de manière perpétuelle le mouvement de condensation de l’eau. Cloudscapes, l’installation centrale de l’architecte japonais Testuo Kondo, nous permet de traverser un nuage dont la composition reproduit celle de nos chers cumulo-nimbus mais les deux œuvres les plus envoûtantes sont sans conteste « La mer » de Ange Leccia et « Présage » de Hicham Berrada .

 

 

Tenant le premier plan, Ange Leccia, pionnier de l’art vidéo français, va mettre en œuvre le mouvement des vagues en bousculant la perspective. Un mouvement vertical se substitue au mouvement horizontal, bouleversant nos habitudes de mise en scène du mouvement. Et l’écume ainsi imagée de créer un espace qui se meut et se défait de manière immuable et poétique nous faisant regarder un paysage d’une autre manière.
En tant qu’insulaire, les éléments de la nature, leur force et leurs mystères sont au centre des recherches de cet artiste. Une fois de plus un écho à l’esthétique nippone nous rappelle que les ponts sont nombreux entre la Corse et le Japon. Vous pouvez découvrir dans un article précédent la collaboration entre l’artiste Yujin Suzuki et Les Corsettes qui mettait justement à l’honneur cette connivence insulaire.

La deuxième œuvre à retenir notre attention est celle de l’artiste Hicham Berrada, « Présage ». De formation scientifique, il va recréer des écosystèmes en atelier et les laisser ensuite évoluer, utilisant dans son laboratoire des mécaniques physiques et chimiques pour rejouer les métamorphoses et mutations de la Nature. De là se dégage un sentiment de beauté et de calme, le tout baignant dans la pénombre de l’installation. Un régal.

 

 

La deuxième partie de l’exposition laisse davantage de place au numérique et a pour thématique les catastrophes ordinaires, c’est-à-dire les calamités, naturelles ou non, telle que l’œuvre de Cécille Beau et Nicolas Mongermont, « Sillage » qui met en scène de manière visuelle et auditive un tremblement de terre. Petit coup de cœur pour Adrien Missika et sa « porte de l’enfer » qui signe là une œuvre onirique qui nous transporte dans un lieu bien insolite : le cratère de Darzava.

 

 

L’étage, quant à lui, est consacré à l’état de notre ciel. Davantage plastique, vous pourrez observer la somptueuse gravure sur verre de Charlotte Charbonnel ou bien l’installation « Village Green » de Vaughn Bell : une sympathique petite biosphère dans laquelle nous pouvons plonger nos têtes, ironisant sur notre besoin de dompter la nature et d’en être le garant. Une petite pensée aussi pour l’artiste Pavel Pepperstein qui parvient à nous subjuguer avec son travail sur les aquarelles, mêlant couleurs et typographie dans des toiles mélancoliques sur la présence de l’homme sur terre.

 

 

L’exposition est bien faite, et se laisse explorer sans désagrément, un peu brève peut-être. Si vous ne savez pas quoi faire de votre dimanche, allez donc vous perdre dans un de leurs nuages tant il est grisant de faire du beau avec quelque chose de si inquiétant .

 

 

« Climats artificiels » Fondation EDF

Adresse: 6 rue Récamier 75007 Paris
Accès Métro: Saint Germain des Près, Sèvres-Babylone
Du mardi au dimanche de 12h à 19h

4 octobre 2015 au 28 février 2016

 

Entrée libre

 

Crédits texte: Ghjulia
Crédits photos: Nephi

 

Visite de l’expo Hey! L’acte 3 à la Halle Saint Pierre (avis et photos)

La rentrée de septembre à Paris est toujours marquée par son florilège de nouvelles expositions. S’il fallait n’en choisir qu’une? Voici la réponse des Corsettes: courrez voir le dernier volet de l’exposition Hey! Modern Art & Pop culture!

L’Acte 2 avait eu lieu en 2013 et c’est après 2 longues années d’attente que la trilogie Hey! revient… enfin!

La Halle Saint Pierre, écrin de la contre-culture et de l’art brut

Niché au pied du Sacré Coeur, l’espace d’exposition que constitue la Halle Saint Pierre vaut le détour ne serait-ce que si vous affectionnez les architectures de la fin 19ème. Aérienne. Toute de verre et de métal mêlés, cette halle donne sur les arbres foisonnant des jardins de la butte Montmartre. Coincidence ou pas, ce lieu calme et en marge des allées touristiques, est depuis 1995 le centre d’exposition des arts  marginaux, où les artistes ne s’inscrivant pas dans des parcours traditionnels et académiques se révèlent aux visiteurs dans un espace qui les valorise.

 

 

A l’origine de cette exposition temporaire: Hey! Une revue d’art atypique

Créée en 2010 par le duo Anne et Pierre, la revue Hey! est unique en son genre. Cette revue trimestrielle d’art, bilingue (français/anglais), est édité par Ankama. Construite comme un cabinet de curiosités, chaque numero met en lumière le travail de nombreux artistes, dont le point commun est de se situer aux marges des courants artistiques. Underground? Lowbrow art? Art outsider? Street art? Art brut ou populaire? La plupart des artistes qu’on peut y découvrir s’inquiète peu de ces étiquettes puisqu’ils se jouent des codes. L’imaginaire, le figuratif, et des sources d’inspirations populaires et assumés sont peut-être ce qui les rassemblent. On ressent chez chacun d’eux ce besoin d’expression individuelle et libertaire, encore plus à une époque où l’art conceptuel tend à rompre cette relation intime, secrète entre l’artiste et sa création.

Visite de l’expo Hey! Acte III

La scénographie  de cette exposition s’articule sur 2 étages: tout d’abord l’étage du bas, mangé par l’obscurité puis le premier étage, où on redouvre alors la lumière après un acte d’ascension par l’escalier central. Par leur co-existance, ces 2 espaces se valorisent et dialoguent, tel une métaphore du clair-obscur picturale…

 

 

Frisson d’effroi, frisson de plaisir, les yeux s’écarquillent

On aime, on déteste… comment être indifférent? ici rien de désincarné ou d’aseptisé! On se rapproche souvent car la minutie est souvent élevée à son plus haut niveau. Le travail du dessin et les techniques classiques sont assumés.

Voici un aperçu en photo de quelques oeuvres. Bien évidemment on ne veut surtout pas tout vous montrer car on rendrait votre visite moins percutante… cependant pour nos lecteurs corses qui n’auront pas l’occasion de monter sur Paris d’ici janvier nous tenions à vous montrer un aperçu de ce qu’on appelle la contre-culture. Nombreux sont les jeunes artistes (encore plus certainement en Corse) qui se sentent rejeté car les galeries ne veulent pas montrer leur travaux. La nouvelle génération gonflent les bancs de la création marginale. Heureusement internet est là, exposant aux yeux de tous, la création populaire, foncièrement figurative et ne répondant à aucune demande provenant du marché. L’expression individuelle est un besoin fondamental et aucun dictact ne saurait la décourager.

Cliquez pour élargir et voir le nom de l’artiste
Click to enlarge and see the artist’s name

 

Libre, sincère, sombre ou provocante, merci encore au magazine « Hey! » d’aller sans-cesse à la rencontre de cette création et de nous montrer pour le dernier volet de cette trilogie d’exposition, des artistes qui ont su tracer leur chemin, jusqu’à une forme de reconnaissance, sans jamais faire cas des on-dits.

 

 

Le pays des imaginaires s’exposent jusqu’en janvier 2016, ne manquez pas ce voyage surréel!

Les artistes des visuels de gauche à droite:
Xoang Choi (sculpture)   L’actualité de sa création
Ryden Mark   Voir son site
Menichetti Eudes   Voir son site Galerie d’exposition
Garcia Camille Rose   Voir son site
Partington Claire   Voir son site
Bohnert Hervé   Voir son site
Halili Gregory  En savoir plus
Kokubo Norimitsu (détail)   Voir plus d’oeuvres
Hirakawa Hiroshi   Voir son site
Glendinning Lucy  Voir son site
Simon Deborah  Voir son site
Misemono-Goya
Christopher Conn Askew (oeuvres et portrait au côté de sa « Carmelia« /affiche de Hey! Act3 2015)   Son site

 

La Halle Saint Pierre, 2 rue ronsard  75018 Paris

Accès: Métro Anvers

Exposition Hey! Act3 /Acte 3 du 18 septembre 2015 au 13 mars 2016

Horaires: du lundi au samedi 11h-18h / dimache 12h-18h

 

Crédit texte et photos: Nephilimk

 

Vous avez pu lire notre avis à présent donnez-nous le vôtre!