Le film Subluna: court-métrage corse à soutenir

Le film Subluna est leur premier court-métrage deux artistes corses:  Emmeline Cambrils d’Ajaccio à la production, réalisation et montage et Dominique Birraldacci de Bastia également à la production, réalisation et musique, collaboratrices sur de nombreux projets en projection digitales, musique et vidéos artistiques. Elle créent ensemble l’association Sannataprod en 2015 pour la diffusion d’art audio visuel.

Subluna a été inscrit sur KissKissBankBank, un site participatif permettant à tout le monde de soutenir le projet. Des contreparties selon les dons permettent de remercier les gens pour leur participation.

Aperçu du film Subluna:

SUBLUNA est un court-métrage de 12 minutes s’inscrivant dans un genre fiction-expérimental. Le film est tourné majoritairement en Corse. Le film sera présenté dans de nombreux festivals dans la catégorie court-métrage (-15 min)

Deux rôles féminins racontent une rencontre à travers un voyage dans différentes dimensions. Á chaque rencontre, les deux femmes vont se perdre un peu plus, jusqu’à la mort. Inspiré du genre néo noir et des drames psychologiques. Le film SUBLUNA est un drame, un cauchemar qui nous échappe, qui nous est caché, mais qui existe partout, tout autour de nous, d’un bout à l’autre de la Terre.

L’intrigue :

Une allée énigmatique. Une ouverture. Elle est une cible que l’on enferme dans une nouvelle réalité…Que c’est-t-il passé?

 

 

Les Corsettes :

Comment l’idée de ce projet vous est-elle venue?

Emmeline Cambrils:

Après plusieurs années de collaboration avec Dominique Birraldacci autour du son et de l’image, nous avons eu envie de réaliser un court-métrage. Cela nous permettait enfin d’aborder la notion de l’écriture et de mêler nos influences cinématographiques qui s’articulent autour de la science fiction du virtuel et des ambiances de film néo-noir. De plus, cela nous permettait de parler d’un sujet qui nous tient à cœur : la libération animale.

Les C. :

Où pourrons-nous voir le court-métrage?

 

E. C.:

Le court-métrage est en post-production, il sera terminé au mois d’août, il sera envoyé dans des festivals corses et internationaux, c’est en majorité pour cela que nous l’avons inscrit sur KissKissBankBank, afin de financer les inscriptions. Les gens qui choisiront de soutenir le projet pourront le voir en exclusivité sur un lien privé (selon le don).

Pour ceux qui veulent avoir un avant-goût, la bande-annonce :

https://youtu.be/tu9o-YtwVfQ

Les C.:

Quels sont vos futurs projets?

E. C.:

Nous écrivons avec Dominique un long métrage qui sera tourné en Corse, le sujet portera sur une héroïne qui vivra une aventure étrange toujours inspirée par la science fiction.

Pour ceux et celles qui veulent soutenir un projet et aider à finaliser la réalisation d’un court-métrage corse, vous pouvez faire un don (de 5 euros à 500 euros) sur la plateforme participative de KissKissBankBank : https://www.kisskissbankbank.com/subluna

Pour contacter directement le duo à l’origine du projet pouvez passer par le site de leur association: http://www.sannata.org/

Les projets féminins sont des entités assez rares et précieuses pour qu’il soit important de les soutenir et de les faire connaître.

On compte sur vous pour en parler et partager l’information.

 

Jacques Culioli sur les traces des soldats Corses de 14-18

poilu soldat corse statue verdun - Fleury-devant-Douaumont jacques culioli

Les Corsettes, qui s’intéressent à tous les sujets, sont parties à la rencontre de Jacques Culioli, chanteur, membre fondateur du groupe Arapà et créateur de l’association Aio Zitelli. Nous avons fait avec lui le voyage de mémoire qu’il organise avec l’association sur les traces des 173e et 373e RI de la guerre de 14-18.

Voici la vidéo de l’interview qu’il a bien voulu nous donner.

Interview de Jacques Culioli, chanteur du groupe Arapà, dans les pas des poilus près de Verdun:

 

 

Si cette vidéo vous a plu et qu’elle vous a donné envie d’en savoir plus, voici quelques liens pour poursuivre :

la page facebook de Jacques Culioli
La page facebook d’Aio Zitelli
Le site du groupe Arapà

Images naïves pour traduire le Corse #2

coquillage-dessin-shell-sketch-NephilimK

Demander à une cortenaise de traduire le mot coquillage… voilà une demande incongrue ! Pour cela j’ai demandé le renfort de Petru F. qui a également traduit une phrase où le mot est utilisé.

 

J’ai pris modèle sur des coquillages plus ou moins exotiques, exposés à la Grande galerie de l’évolution. Pour ceux que cela intéresserait voici leurs noms suivant la numérotation de la planche:

  1. Porcelaine oeuf
  2. Porcelaine tigre
  3. Peigne de Vénus
  4. Volute impériale
  5. 6. 7. Mitre pontificale/ épiscopale / commune

 

Traduire “coquillage” en langue corse

 

“J’aime aller à la plage pour me promener. Hier, j’ai trouvé dans le sable de beaux coquillages que j’ai offert à ma meilleure amie. Viens à la mer avec moi chercher des coquillages !”

“O chì piacè per mè d’andà à spassighjà mi in bor’di mare. Eri, aghju trovu qualchi bellu bicciurculu ch’aghju portu in rigalu à a mio amica a più cara. Veni puru cun mè à cantu di mare à circà i bicciurculi !”

 

Vous savez désormais comment traduire coquillage en langue corse!

Et vous pourrez aussi l’apprendre à vos enfants !

N’hésitez pas à proposer des mots que vous voudriez voir illustrer dans cette série d’images naïves pour apprendre le corse aux petits ET grands enfants.

 

A prestu !

Crédits images et textes: NephilimK

 

Théâtre : Performance scénique avec Paul Grenier

Quand on parle de théâtre sur la Corse, comment ne pas parler de Paul Grenier ? Depuis longtemps investi dans la vie culturelle et sociale Corse, il est un des piliers des arts scéniques insulaires.

Les Corsettes sont allées rencontrer ce chercheur en art vivant, amoureux des mots et de l’enseignement.

Nous avons assisté à l’une de ses répétitions. Chaque mot, intonation, geste, intention, placement dans l’espace est questionné. Il est du type “metteur en scène hyper-actif” et ses répétitions sont toujours pleines de rebondissements.

Paul Grenier est né au Québec. Formé à l’art clownesque dans la rue puis au travail de la voix et du chant, avec une licence théâtre/psychosociologie de la communication (Université du Québec à Montréal), il arrive finalement en Corse en 1987 et travaille à Ajaccio au sein de la troupe « Théâtre Point » (Francis Aïqui). Pendant cinq ans, il participe à toutes les créations de la compagnie et dirige ses deux premières pièces : SLM et Ile ou elles / opéra de roc. Il collabore avec « Stonde Danse Compagnie » (Albine Lombard).

En 1993, il fonde « Le Thé à Trois » avec Rachel Grenier. La compagnie a à son actif une vingtaine de créations, dont la moitié pour jeune public, jouées aux quatre coins de l’île. Il enseigne l’art dramatique auprès de publics amateurs (adultes et adolescents) sous forme de cours réguliers ou de stages. Il se consacre également à l’écriture, à la mise en scène et à la scénographie.

Depuis l’automne 2015, en partenariat avec le CSJC d’Ajaccio, il anime les ateliers « Hybride(s) » : un espace d’exploration de tous les croisements possibles entre la vidéo, la photo, la danse, les arts plastiques, la musique et le chant, le théâtre d’ombres et d’objet, le masque, le cirque, le body-painting et l’écriture en direct.

 

 

– Les Corsettes :

« Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre métier ? »

– Paul Grenier :

« La recherche. Je travaille beaucoup avec des acteurs amateurs et, ensemble, nous formons un laboratoire expérimental. Je me nourris du panel hétéroclite de mes acteurs et stagiaires, ce qui diversifie nos créations. J’apprends avec les acteurs, et j’apprends encore aujourd’hui. Chaque journée de répétition est l’occasion d’une nouvelle découverte. Je me transforme en présence de l’autre. »

– Les Corsettes :

« Quel est le chemin qui vous a conduit à cette manière de travailler ? »

– Paul Grenier :

« Parents hostiles aux métiers artistiques. J’ai toujours été happé par le monde du spectacle, clown de rue, danse, musique, arts plastiques et ma formation en psychosociologie aussi. J’ai toujours voulu changer le monde, je le souhaite encore aujourd’hui. Pour cela, la poétique me semble plus efficace que la politique. Je suis un agitateur poétique. L’art est un facteur de constructions sociales. L’art permet de transcender les difficultés. Le théâtre est un art social. »

 

 

 

Paul Grenier, metteur en scène interdisciplinaire (théâtre, nouveau cirque, danse et musique), scénographe, acteur, auteur, compositeur et formateur, a à son actif une vingtaine de créations, dont la moitié pour jeune public.

Les Corsettes remercient Paul Grenier pour ce cours de théâtre et cette interview.

 

Son site ainsi que son Facebook vous permettront de suivre son actualité.

 

Soutenez la scène insulaire ! Allez au théâtre !

 

 

 

 

Les Silos: SolarWind de Laurent Grasso+timelaps vidéo

SolarWind, une oeuvre située aux abords de la Porte de France du 13ème arrondissement de Paris sur les Silos 13

 

Lundi 25 janvier 2016 sera inaugurée aux Portes de Paris une oeuvre nocturne qui sera désormais visible jusqu’au petit matin. Le point de vue le plus commun sera celui de l’automobiliste sur les voies du périphérique mais de nombreux autres points de vue seront heureusement possibles. A bord du tram T3a par exemple, vous pourrez en profiter très paisiblement.

Les nouveaux silos construits dans le prolongement de l’Avenue de France marquent avec cette installation de Laurent Grasso l’ère du Grand Paris et le quartier en pleine émulation artistique de la Bibliothèque François Mitterrand se voit ainsi prolongé via cette création en cohérence avec l’aspect futuriste de ce secteur. Cet artiste, habitué des œuvres monumentales, avec par exemple le projet “Nomiya” sur le toit du Palais de Tokyo, nous revient cette fois-ci avec une lumineuse retranscription de données scientifiques.

 

 

Telle une aurore boréale sans fin, Laurent Grasso a choisi de retranscrire dans cette œuvre les données recueillies par le CNES sur l’activité des vents solaires. C’est de cette retranscription subjective qu’on peut être amené à méditer sur la cohérence réfléchie et heureuse entre une architecture et une œuvre créative in situ. Leur mariage peut permettre d’animer le paysage urbain (voir ici industriel), de l’emplir de grâce. Quand la construction, répondant avant-tout à des besoins fonctionnels, ne peut répondre au désir des habitants de pouvoir contempler un environnement cohérent, l’artiste peut lui, travailler à la réinventer.

Cette illumination se fait ici via des leds dont la consommation réduite permet d’inscrire l’oeuvre dans une démarche éco-responsable. Le jeu rythmé des variations de teintes saturées nous propulse dans un XXIème siècle tel qu’il était postulé par les dessinateurs et les réalisateurs du XXème. L’architecture des silos eux-mêmes, qu’on doit au bureau d’architecte Ballus+Vialet (à noter les très inventifs bureaux surélevés qui s’arrondissent à la base des silos), se voit doter d’une dimension complémentaire; le mapping de lumière de SolarWind nous laisse rêver à une base spatiale, s’élevant seule sur une planète hostile et faisant paisiblement front aux éléments.

Découvrez les impressions étranges et irréelles de cette installation qui s’élèvera désormais dans la nuit, telle une sublime énigme.

Solarwind: Les Silos rencontrent Laurent Grasso

(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

 

Rien ne vaut une video pour se faire une idée de cette oeuvre alors on vous en a concocté une petite rapidement, enjoy!

 

Pour garder la tête dans les étoiles: le site du CNES https://cnes.fr/fr

Crédits texte et photos: NephilimK

 

Remerciements à l’Agence Pierre-Laporte pour l’organisation de l’avant-première (celle-ci se déroulait dans des locaux surélevés et donc idéalement localisés pour les prises de vue)

Marrakech en hiver? Avis de voyage/ visite en photos

marrakech maroc voyage avis mosaique ecole coranique style oriental

Envie de soleil en hiver? Allons retrouver un teint hâlé au Maroc; et à Marrakech l’ensoleillement n’est pas le seul attrait. Le souk, les anciennes mosquées à visiter, l’intimité d’un riad… Les “pour” sont nombreux! Il y a aussi quelques “contre” qui sont peut-être plus subjectifs. En tant que femme (seule), il est fort probable que vous ne vous y sentiez pas du tout à l’aise. Les marocaines ne montrent pas leurs jambes et très majoritairement leurs cheveux non plus. Si vous êtes en groupe, les regards que vous attirerez seront nettement moins gênants que si vous voyagez seule.

En résumé le petit guide d’un séjour tranquille à Marrakech ,si vous êtes une femme, reviendrait à une attention particulière portée à votre tenue: aussi sexy que vous le voulez à l’intérieur de votre riad (hôtel) mais tenue très sage pour l’extérieur.

En hiver, il peut faire 30°, donc pensez à mettre 2 pantalons en lin opaque dans votre valise et vous pourrez ainsi chiner agréablement dans le souk toute la journée.

Pour ce voyage, je logeais dans un superbe riad un peu excentré et j’avoue que c’est bel et bien le quartier plus populaire dans lequel il était situé que j’ai trouvé le plus agréable. Les gens y étaient plus sincères et attachants que dans le centre touristique où vous êtes uniquement un billet sur pattes…

Balade dans la Medina (Souk): pâtisseries, produits de beauté et artisanat marocain

 

 

Le jardin de Majorelle, rue Yves Saint Laurent…

C’est le peintre orientaliste Jacques Majorelle en 1931 qui y crée un atelier d’artiste dans le style Art Déco avec la présence forte d’une teinte, un bleu qui deviendra emblématique. On peut d’ailleurs facilement se procurer au Maroc les pigments pour obtenir cet irradiant “bleu Majorelle”.

En 198o Yves Saint Laurent tombe amoureux de l’endroit et fait l’acquisition du Jardin (article Corsettes connexe sur Yves Saint Laurent) ; il y passera la fin de sa vie. La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent y a érigé une stèle en son souvenir. L’entrée est un peu chère mais la fondation consacre l’entièreté de cet argent à l’entretien du lieu et à des actions culturelles et sociales au Maroc. Ce jardin est un endroit absolument atypique et chatoyant dont les couleurs vous resteront à jamais à l’esprit. Voici plein de photos pour vos mirettes!      http://www.jardinmajorelle.com

Un tour dans la palmeraie proche Marrakech

Vous pouvez le faire à dos de chameau, en habit traditionnel mais la palmeraie vaut aussi le détour pour ces palais cachés

Ancienne école coranique, Medersa Ben Youssef

Amoureux des mosaïques, votre mission sera de trouver cette école dans le dédale des rues de Marrakech! c’est un lieu au décor à couper le souffle tant le travail des mosaïques est exemplaire de diversité. A l’étage, se trouvent les anciennes chambres des élèves tel un souvenir de leurs vies détachées de tout confort matériel.

 

Le Calme du Riad

Après une chaude journée sous le soleil d’hiver, retrouver la fraîcheur du Riad est un plaisir à tout point de vue. Un riad ne laisse jamais rien deviner de ses charmes depuis l’extérieur. Il est à mon sens la parfaite métaphore de la femme marocaine: sa beauté secrète fait son charme et aiguise la curiosité. La porte d’un riad ne s’entrouve qu’un instant,  les passants n’ont pas le temps d’entrevoir les trésors qu’il recèle. Dans le riad, tout est tourné vers l’intérieur et on oublie bien vite le monde extérieur… seul le minaret le plus proche saura vous le rappeler.

 

 

Remerciement à l’équipe de la Villa Andalouse pour son accueil. http://www.riadandalouse.com

Les Corsettes souhaitent bonne continuation à Youssef!

 

Dio Vi Salvi Regina, paroles de l’Hymne Corse pour fêter le 8 décembre

En ce 8 décembre, jour anniversaire de la Nation Corse, chantons l’hymne “Dio vi salvi regina”  qui célèbre la protectrice de notre île (voir la page wikipedia en langue corse) .

On pourrait traduire son titre par “Que Dieu Vous Garde, ô Reine”. Pour ceux qui ne connaissent pas cet hymne vous pouvez l’écouter dans 2 versions un peu plus bas dans l’article.

 

Dio Vi Salvi Regina

Dio vi salvi Regina
E Madre Universale
Per cui favor si sale
Al Paradiso.

Voi siete gioia e riso
Di tutti i sconsolati,
Di tutti i tribolati,
Unica speme.

A voi sospira e geme
Il nostro afflitto cuore,
In un mar di dolore
E d’amarezza.

Maria, mar di dolcezza
I vostri occhi pietosi,
Materni ed amorosi
A noi volgete.

Noi miseri accogliete
Nel vostro santo Velo
Il vostro Figlio in Cielo
A noi mostrate.

Gradite ed ascoltate,
O Vergine Maria,
Dolce, clemente e pia,
Gli affetti nostri.

Voi dei nemici nostri
A noi date vittoria ;
E poi l’Eterna gloria
In Paradiso.

 

Traduction en français

Que Dieu vous garde, Reine,
Et Mère universelle
Par qui on s’élève
Jusqu’au Paradis.

Vous êtes la joie et le rire
De tous les attristés,
De tous les tourmentés,
L’unique espérance..

Vers vous soupire et gémit
Notre cœur affligé
Dans une mer de douleur
Et d’amertume.

Marie, mer de douceur,
Vos yeux pieux
Maternels et aimants,
Tournez-les vers nous.

Nous, malheureux, accueillez-nous,
En votre saint Voile
Votre fils au Ciel
Montrez-le nous.

Acceptez et écoutez
Ô Vierge Marie,
Douce, clémente et pieuse,
Nos marques d’affection.

Sur nos ennemis
Donnez-nous la victoire ;
Et puis l’Éternelle gloire
Au Paradis

 

Le “Dio” est l’hymne corse depuis 1735.

Quelques vidéos pour l’écouter:

Petite découverte avec une interprétation du groupe allemand Annwn, passionné par les mythes régionaux entres autres.

Version live du groupe “Canta u populu corsu”

 

 

Coup de coeur BD au festival d’Ajaccio: “Chevalier des Sables” prix jeunesse

Fabien Grolleau, scénariste, et  Robin Raffalli, talentueux dessinateur corse, viennent de remporter le prix “Jeunesse” du Festival  International de la BD d’Ajaccio pour leur BD “Chevalier des Sables”. Les Corsettes, séduites par son graphisme si particulier à fort potentiel ludique, sont donc allées entre deux séances de dédicaces,  à la rencontre de son dessinateur Robin Raffalli. Le caractère enfantin de son trait saura captiver les petits et les grands enfants; c’est une ode à l’imagination dans laquelle on se laissera glisser avec plaisir.

 

 

 

                            Chevalier des sables,     Volume 1, Le colosse de Jéricho

 

Les Corsettes :

« Depuis quand dessinez-vous ? »

Robin Raffalli :

– J’ai toujours dessiné.  J’ai toujours aimé ce medium.

– Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

– Après un baccalauréat  Scientifique, je me suis formé à L’@telier  ; cette formation en animation fut des plus bénéfiques grâce à des collaborations très enrichissantes.  A Angoulême, j’ai travaillé sur la série  Mandarine & Cow qu’on peut voir sur Fance 4. J’étais “layoutman”. J’ai travaillé sur des animés durant cinq ans.

– Quels sont les dessinateurs qui vous inspirent ?

– André Franquin , Jaques Azam et  Christophe Blain.

– Comment avez-vous rencontré Fabien Grolleau, le scénariste sur “Chevalier de Sables ?”

– C’est  un ami commun qui nous a mis en contact.

– Merci Robin Raffalli et encore bravo!

La BD “Chevalier des Sables” mêle Histoire (Godefroy de Bouillon, les croisades…) et fiction; un lecteur adulte pourra y déceler un thème toujours d’actualité : les conquêtes et les batailles qui se dénouent par des forces inattendues, et les solutions au conflit qui n’en sont pas moins préjudiciables…

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

Les lecteurs auxquels j’ai pu m’adresser étaient conquis et c’est donc tout naturellement que cette BD a remporté le prix “Jeunesse” de cette année au Festival Internional de BD d’Ajaccio  .

Le tome 2 sortira en mars 2016, et Les Corsettes ont hâte de le lire!

 

 

Le chevalier des sables, éditions Sarbacane, est disponible dans toutes les bonnes librairies (Album d’Ajaccio et de Bastia notamment)

Vous pouvez prendre connaissance du travail de Robin Raffalli sur son site internet .

Et aussi l’encourager via son Facebook : Robin Raffalli

 

 

 

Voyage dans l’univers intime du peintre Fanfan Salvini

Les Corsettes sont parties en immersion dans l’atelier du peintre Fanfan Salvini.

Une après-midi autour d’une tasse de thé, discussion sur l’artiste et sa vie…

Les Corsettes :

«  Vous qui avez donné des cours de dessin,
quel est votre ressenti quand à l’enseignement des arts à l’école ? »

Fanfan Salvini :
« Je serais d’accord pour rencontrer des enfants leur ‘faire voir’ le processus créatif. Aider les enfants à cultiver leurs instinct . Le ‘moment créatif ‘ est fait de courage. »

 

 

Nous avons ensuite tenté de disséquer et de comprendre le moment fragile où naît un tableau.

En parcourant son grand atelier nous avons contemplé quantités de toiles, de croquis, d’ esquisses…

Son style graphique est reconnaissable d’entre mille; ses paysages nous apprennent à voir les visages et réciproquement.

Les couleurs de ses compositions sont auto-génératrices : elles contaminent les créations suivantes. «Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Polissez-le sans cesse, et le repolissez, Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.  ». Cette phrase de Nicolas Boileau s’applique à la recherche chromatique de Fanfan Salvini.
Les creux (en teintes sombres) encapsulent la vie et les pleins (teintes claires) font respirer la composition.
La couleur est tantôt appliquée en pâte scintillante (à base d’huile d’œillette) pour rappeler l’ agitation, tantôt saupoudré en pigments presque sans liant, pour donner un aspect vaporeux presque mystique  .
Le cadrage est déterminé in situ, en effet, l’artiste peint toujours d’après nature. Pour les portraits l’espace autour est choisi par rapport au modèle et pour les paysages (triptyque , grand ou petit format) ce sont les forces naturelles qui décident.
Fanfan Salvini est un amoureux des paysages corses, et cette «  passion » selon ses termes, le porte à travailler jusqu’à la souffrance pour rendre hommage à sa terre, tara corsa.

 

 

Fanfan Salvini expose depuis 1987 principalement en Corse même si l’artiste s’exporte très bien sur le continent.

Si vous voulez le suivre, vous pouvez visiter son site.

Son Facebook quant à lui vous permettra de vous tenir au courant de son actualité et de ses expositions.

Si vous êtes en ce moment dans la région de Marseille, ne manquez pas d’aller voir ses tableaux à Bollène lors de la foire de Saint Martin. Tous les renseignements sont dans ce lien.

 

Les Corsettes vous souhaitent une journée des plus colorées, et on espère que vous reviendrez bientôt parcourir nos articles, toujours à la découverte des talents qui nous entourent!

 

 

De l’Art Brut en Off de la FIAC 2015? L’Outsider Art Fair à l’Hôtel du Duc!

Le somptueux hôtel particulier du Duc de Morny, fondateur sous Napoléon III du cercle des chemins de fer, accueille la troisième édition de l’Outsider Art Fair en off de celle qu’on ne présente plus… et oui c’est le week-end de la FIAC.

 

 

L’Outsider Art Fair grandit et s’établit à l’Hôtel du Duc

L’Outsider Art Fair est événement d’envergure mondiale qui permet la rencontre chaque année, et depuis 3 ans déjà, de galeristes internationaux et de collectionneurs/passionnés. Dans une époque où l’art est dominé par l’idée et le concept, ce retour à l’art brut, son quasi opposé, est à la fois déroutant et régalant. L’art brut n’a pas pour vocation première d’être vu, il naît de la psyché torturée des artistes, de leur solitude, fantasmes, peurs… Il est tantôt exutoire, tantôt échappatoire. L’art brut, c’est le fruit des tripes de ces auteurs.

 

 

Ce sont aussi dans la majorité des cas des histoires atypiques. Vrai soulagement en ce monde dévoyé par le conformisme de la pensée que de voir poindre en ces lieux tant d’originalité!

L’art brut ? Qu’est-ce donc que ceci?

L’art brut regroupe des productions réalisées par des gens rarement issus des grandes écoles d’art, c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas été formées aux pratiques artistiques de manière académique. Etre autodidacte est un trait récurent dans l’art brut. Ces « singuliers de l’art », comme on les appelle, œuvrent bien loin des normes esthétiques. Dubuffet, l’inventeur du terme, définissait l’art brut comme une forme d’art spontanée, sans prétention sociale ou culturelle et sans démarche intellectuelle.

Face à la demande des collectionneurs, toujours plus nombreux pour cette forme d’art en résurgence, les galeristes ont redoublé d’efforts pour présenter ici de nombreux profils originaux, de belles histoires et surtout des tonnes d’œuvres envoûtantes. La librairie de la Halle Saint Pierre tient d’ailleurs un stand au premier étage qui saura abreuver votre soif d’informations sur le sujet.

 

 

Au vu de la taille de l’exposition, nous ne pouvons vous parler de tous les artistes et vous donner un avis objectif sur chacun d’entres eux… voici donc plutôt une petite sélection de nos coups de cœur!

 

2 japonais et 1 française : les Palmes des Corsettes

Pour commencer nous allons décerner la palme du « roi des Français » à l’artiste japonais Tagami. Une histoire digne de l’éloge de la paresse de Paul Lafargue. Un oracle fait un jour au père du jeune Tagami une prophétie : “Ton fils sera un vaurien”. Le petit bougre grandit, acquiert une licence de philo, mais rien ne le motive en effet. En bon Tanguy des temps modernes, ses parents le mettent à la porte de chez lui à 30 ans. Le voilà qui se met à dessiner frénétiquement, jour et nuit. Il appelle son père et lui annonce qu’il sait ce qu’il va faire de sa vie, mais qu’il n’en vivra jamais et demande à son père de le nourrir. Le père lui répond interloqué : « mais si demain je venais à mourir ? » Le fils prodigue lui répond alors: “Je mourrais aussi”.

Ne pleurez pas car cette histoire a en prime une happy end : aujourd’hui Tagami est marié et vit de son art, mais finie la torture, le sombre, les lignes accérées… place à la joie, aux couleurs, à la vie! Il est un homme heureux aujourd’hui, artiste singulier travaillant autant le détail que la couleur, il vous émerveillera par son inventivité.

Cliquez pour élargir et voir le nom de l’artiste
Click to enlarge and see the artist’s name

 

Restons aux pays de la poésie, sous les cerisiers, et allons faire un tour sur le travail d’un autre japonais : Shinichi Sawada, figure cette fois-ci emblématique et reconnu de l’art brut japonais.
Il façonne des créatures étranges et déstabilisantes issues de son imaginaire, parmi lesquelles un ver qui nous a étrangement rappelé le ver des sables des romans  du cycle de Dune de Herbert. Autiste, pensionnaire dans un hôpital de la ville de Kusatsu, il sera rapidement orienté vers un atelier de création artistique où il s’adonnera à son art. Il est exposé dans de nombreuses institutions internationales et plus récemment à la Biennale de Venise et à la Halle Saint Pierre lors de l’exposition dédiée à l’art brut japonais. Laissez-vous envoûter par ces créatures aux corps hérissées de pics et aux visages qui semblent, l’espace d’un instant, vous fixer.

 

 

Les japonais sont souvent des précurseurs en matière d’art brut pourtant notre cher hexagone n’est pas en reste. L’artiste suivante est notre “Coup de cœur Corsettes” :

 

Anais Eychenne maîtrise une ancienne technique de dessin sur tissu indienne nommée le Kalamkari. Cette pratique ancestrale et complexe lui permet de créer des œuvres riches et détaillés. L’équilibre de ses œuvres est sidérant. En regardant ses toiles ont est frappés : rien ne peux être ni enlevé, ni rajouté. La précision du trait, tout, semble comme mathématique, on cherche un sens à ce que l’on voit. Finalement, on se laisse porter par le trait, le sens esthétique de ce monde cyclique et donc harmonieux. Découverte par un organisme situé à Saint-Sever-du-Moustier dans l’Aveyron, Les Arts Buissoniers, cette collaboration permet à cette artiste introvertie de s’exposer à Paris le temps de la foire. Les photos ne rendant que très difficilement de son art minutieux, n’hésitez pas à aller jusque dans cette petite galerie aveyronnaise pour comprendre à quel point “Ce coup de coeur des Corsettes” est tout sauf usurpé!

 

 

Bien que nous ayons choisis ces artistes,  il existe dans la proposition de toutes les galeries de l’Outsider Art Fair , de très nombreuses pépites qui sauront attirer votre attention! Remerciement spécial à Rebecca Hoffman et à toute l’équipe de évènement qui assure d’une belle visite, tant par l’accueil, que par la mise en place et l’attention donnée aux artistes.

 

L’art c’est comme le cidre c’est meilleur quand c’est brut

Ce dernier week-end d’octobre, si vous êtes sur Paris, ruez-vous donc sur l’occasion pour aller découvrir le travail de ces originaux aux histoires peu communes mais dotés d’une sacrée âme. Faire le pari de l’art brut est risqué : bien qu’en pleine résurgence, son étrangeté est incomprise. Pourtant quelle bouffée d’oxygène! La folie ne m’a jamais parue si belle et convaincante qu’en ces lieux… et tant mieux! Tout semble neuf, rien ne se ressemble, chaque œuvre semble être une fenêtre sur l’âme de son auteur. C’est peut-être pour cela que l’art brut revient, c’est un art franc, sincère, dans son sens le plus simple. Les derniers d’entre nous à l’être sont-ils les fous ? Devant tous ces créateurs, je m’incline et l’espace d’un instant je me tais et regarde.

 

Crédits texte Ghjulia, crédits photo NephilimK

 

Outsider Art Fair

38 galeries internationales s’exposent

Adresse: Hôtel du Duc,  22 rue de la Michodière, entrée libre aux passionnés!

Du 22 au 25 octobre

Accès métro: Opéra ou Quatre Septembre

Prolonger la visite:

Hey ACTE3 à la Halle Saint Pierre, notre article à ce sujet