Du Lazaret d’Ajaccio à François Ollandini

françois ollandini interieur

‘Les Corsettes’ ont eu le plaisir d’être reçues au Lazaret Ajaccio.

Revenons d’abord sur ce lieu important, et unique en Corse, qu’est le Lazaret.

Histoire du Lazaret d’Ajaccio

Dans le golfe d’Ajaccio, le Lazaret a été construit, comme dans tant d’autres villes portuaires, pour mettre en quarantaine les marins et leurs passagers lors des épidémies. Ce besoin se crée progressivement à partir de 1774, date à laquelle les autorités françaises interdisent aux pêcheurs corses de remonter le corail local (prétextant l’épuisement des fonds marins). Ces pêcheurs s’engagent alors dans la Compagnie royale et perpétuelle d’Afrique qui pêche du corail en « Barbarie » comme on appelait alors les pays de l’Afrique du Nord. À leur retour, ils doivent observer une quarantaine obligatoire à Marseille, Livourne ou Gènes. Ils réclament donc la construction d’un lazaret à Ajaccio pour s’épargner les frais d’un voyage plus long vers les ports français ou italiens. Ce n’est qu’après de nombreuses avaries et naufrages, que le ministre français de la Marine consent enfin à cette construction. Les travaux ne commenceront en définitive qu’en 1843.

Acquis en 1996 par François Ollandini, dont la famille est connue pour être pionnière du développement touristique en Corse, le Lazaret a été entièrement rénové. Le projet est inauguré en 1999, et il s’est depuis imposé comme une place culturelle majeure de la cité impériale d’Ajaccio.

 

Le lazaret et son programme culturel

 En premier lieu, le Lazaret est désormais connu (et reconnu) pour ses fameuses « Rencontres science et humanisme ». On a ainsi pu assister à de superbes conférences emmenées par des philosophes et des scientifiques de renom tel que Michel Onfray, Henri Atlan, Clément Rosset, Alain Finkielkraut, ou Michel Serres, mais également Stephen Hawking, Alain Connes, Hubert Reeves, Étienne Klein et Jean Pierre Luminet pour ne citer qu’eux.
 
Le Lazaret c’est aussi « Jazz in Aiacciu » où se sont produits entre autres Barbara Hendricks, Luz Casal, Michel Legrand, Michel Jonasz, Liz Mc Comb…

 Le Lazaret est une place culturelle majeure dans la cité impériale. C’est la résidence permanente de son propriétaire François Ollandini, et c’est à son initiative que le lieu s’est ouvert au public pour en dévoiler non seulement son cadre exceptionnel, mais aussi en faire un espace propice à l’échange.

L’espace propose une scénographie autour d’une collection permanente des œuvres de Marc Petit, considéré actuellement comme l’un des plus grands sculpteurs vivants.

 

L’Homme derrière le Lazaret : rencontre avec François Ollandini

François Ollandini n’est pas qu’un entrepreneur du tourisme. Tout d’abord, sa famille a rapidement orienté le tourisme vers un tourisme culturel. C’est bien cette notion de culture à laquelle François a porté une attention si particulière. C’est à son entière initiative que ce qui devrait être son lieu d’habitat s’est très vite transformé en un projet culturel. Le Lazaret avec son espace qui respire serait le bastion d’une culture accessible et vibrante. François à travers ce projet dépassait ainsi la notion de tourisme, il crée un lieu notable, un lieu à visiter, un lieu où s’instruire, un lieu qui vaut donc le déplacement.

 
François Ollandini est diplômé en philosophie, en économie et en sociologie. Amateur d’art, il est aujourd’hui un grand collectionneur d’art notamment des maîtres corses. Sa belle collection de pièces d’art contemporaines en fait un mécène important.
C’est également et surtout un grand donateur (que ce soit le musée Fesh, le musée de la Corse à Corte ou le musée national de la Maison-Bonaparte), il a déjà transmis à ces structures de nombreux chefs d’œuvre que ce soit en matière de peintures, de gravures, de meubles que de documents.
 
 

 

À l’occasion de ce petit échange avec ce diplômé de philosophie, nous avons évidemment voulu connaitre ses maîtres à penser. Ses philosophes préférés sont en autres Ricœur, Bachelard, Camus, mais aussi Sartre, Rosset, Alain ou encore Merleau-Ponty. Il n’a pu s’empêcher de nous faire des recommandations de lecture, ce qui dénote un de ces traits de caractère, celui de vouloir partager et de rendre accessible la culture.

 

Réflexion sur le tourisme et la Corse

Pour François Ollandini, la Corse a une culture très riche ; il suffit de la montrer pour qu’elle crée d’elle-même l’attractivité.

 

 

Le touriste vient chercher de l’originalité, la spécificité, l’enchantement et le ravissement. Qui est mieux placé que les locaux pour lui donner un aperçu du « Corsican way of life » ?

À ce sujet, il a écrit un ouvrage entre témoignage et essai sur le tourisme, Le Manifeste touristique.
http://www.albiana.fr/le-manifeste-touristique.html
 

 

Le lazaret et au-delà

François Ollandini travaille désormais à la concrétisation de son projet de musée sous-marin. L’idée fait son chemin à la direction départementale des territoires et de la mer D.D.T.M. Ce serait le troisième musée sous-marin au monde. Voilà un nouveau défi à relever, et François peut évidemment compter sur notre soutien, car ce projet qui relève en quelque sorte du land art ne peut que susciter l’intérêt des Corsettes.
 

Musée de Cancún.
 
 
‘Les Corsettes’ remercient Marie-Jeanne et François Ollandini de nous avoir accueillies chaleureusement chez eux au Lazaret.
Nous vous recommandons ce lieu de culture que vous veniez découvrir la cité impériale ou que vous soyez ajaccien. Les sculptures de Marc Petit qui rythment tout l’espace du Lazaret sont également à découvrir et redécouvrir et nous espérons vous présenter son travail dans un prochain article.

BD: le sanglier Razorbacu répond à nos questions!

razorbacu tome 6 couverture bd corse de sorlin

« Bonjour Razorbacu ! Alors parle-nous un peu de toi, on veut tout savoir !

– Salut, enchanté de vous rencontrer les Corsettes! Et bien je m’appelle Razorbacu et je suis le personnage principal d’une BD qui porte mon nom. Certains me comparent au Coyote de Bip Bip … il faut dire que je suis le sanglier le plus malchanceux de l’île de beauté!

Je suis né en février 2011 au travers d’une série de 9 planches noir et blanc que mon papa, Fabrice Sorlin, a proposé à la maison d’édition Corse de BD, Corsica Comix.

Mes premières aventures consistait en une parodie du film d’horreur de Russell Mulcahy, Razorback.

Ma première apparition publique se fait en Juin 2012 dans l’album « U Tintu ». Sur un ton très cartoon on y retrouve mes mésaventures de sanglier. Traqué par une famille de chasseur qui vie dans le village de Persu Persu, je dois survivre à ma condition de gibier.

Au cours des 6 albums édités chez Corsica Comix, il m’est arrivé de mourir 193 fois. Mais rassurez-vous je suis toujours là! Une fois passé le gag mortel qui fait rire petits et grands, mon papa en profite pour faire passer un message en deuxième lecture. Des thèmes comme l’écologie, le racisme, la spéculation, la maltraitance animal y sont abordés.

Le fil conducteur de tous ces albums est Rosette. Une petite cochonne dont je suis amoureux. Je voudrai bien l’épouser mais son père ne veut pas de sanglier dans leur famille. Avec le temps j’ai fini par me faire accepter. Alors que j’étais enfin heureux, un cochon du nom de Napoléon va prendre le pouvoir et m’accuser du meurtre de Neru, le père de Rosette.

Je vais devoir prendre la fuite afin de prouver mon innocence alors que les chasseurs et les grognards de Napoléon me traqueront. Cette nouvelle aventure vous la retrouverez dans le tome 6 « Wanted » qui sort le 24 juin 2017.

Les Corsettes:

« Merci Razorbacu pour nous avoir accorder son interview, sans oublier Fabrice Sorlin !  »

 

 

Dédicace samedi 24 juin à la librairie des Palmiers à Ajaccio et le 1 juillet à la FNAC Ajaccio

Vous pouvez vous procurer les albums en ligne sur le site de Corsica Comix

Journée internationale de la femme: Le 8 mars et après?

bibliotheque municipale ajaccio conference isula viva les corsettes

La Corse a compté 210 procès pour violences conjugales l’année passée (2016).

Pour cet article dédié à une réflexion autour de la Journée internationale de la femme, les Corsettes ont choisit  de laisser la parole un homme, Django, musicien, parolier et vidéaste vivant à Ajaccio. Voici le texte qu’il nous a transmis.

Django, un humain:

« 8 mars 2017. Journée internationale des droits des femmes. J’assiste à une conférence très intéressante à la bibliothèque municipale d’Ajaccio sur les violences faites aux femmes. Une cinquantaine de personnes sont présentes. Après un récit sur le destin tragique de Vanina d’Ornano et le témoignage courageux (et rare) d’une victime de maltraitance, un débat entre les organisateurs et le public a lieu. Comme le fait remarquer à voix basse une dame non loin de moi, la jeunesse est quasiment absente. Les quatre-vingt-dix minutes passent très vite et je sors de la conférence avec une question qui me taraude, la condition féminine va-t-elle en s’améliorant ?

Car si on fait un petit tour d’horizon des actualités on ne semble pas être dans l’avancée… Quelques exemples me viennent tout de suite à l’esprit: Denis Baupin va porter plainte contre ses victimes,  l’eurodéputé polonais Janusz Korwin-Mikke assure que « les femmes doivent gagner moins car elles sont moins intelligentes » , le droit à l’avortement est toujours et encore  remis en cause… L’ère moderne est-elle enfin celle de la femme… Je me demande. Car si on observe la situation mondiale, le constat reste effrayant. Viols, mariages forcés, attaques à l’acide … Au total, un tiers de la population féminine mondiale est victime de violences physiques et verbales.

Cela correspond à un milliard de femmes environ.

8 mars 2017. On en est et en tant qu’humain j’ai du mal à y croire. »

 

 

 

 

Les Corsettes remercie très sincèrement les intervenants, ainsi que l’association culturelle Isula Viva et Pierre-Paul Battesti pour avoir organisé cette conférence consacrée aux violences faites aux femmes (et aux hommes parfois), une démarche humaniste qui veut informer et réconcilier ce qu’on sépare sans cesse. Car la journée de la femme ne doit pas être un moment de clivage homme/femme mais bien un moment de réflexion sur l’humain et sur le chemin qu’il doit encore parcourir pour que le respect de la personne et l’épanouissement soient donner à tout un chacun.

 

Remerciement à notre rédacteur invité Django pour son compte rendu ainsi que pour son implication dans la cause humaine dite encore malencontreusement « féminine ».

 

 

 

Rencontre avec le peintre Mario Sepulcre

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Les Corsettes sont allées à la rencontre de Mario Sepulcre, ce peintre Corse prolifique et à la démarche bien spécifique.
Les Corsettes :  Pour commencer, un mot sur votre technique?
Mario Sepulcre : Je peins à l’huile à la manière des peintres italiens de la Renaissance; j’ai été formé en Italie et au Québec où j’ai également étudié trois ans  les arts visuels contemporains. Au Québec j’ai appris au contact de Marius Dubois et Pierre Lissier les techniques figuratives.
J’ai conservé de mon adolescence la même envie de connaître et de travailler les techniques de la peinture a fresco; je me suis lancé dans les années 90 dans cette démarche un peu folle et le hasard de la vie m’a justement fait rencontrer des peintres qui peignaient à la chaux. J’ai travaillé par exemple un mois en total immersion avec Jeanne Marie Bertaux à Manosque.

 


L. C. :  Pourquoi cet attrait pour les techniques de la Renaissance ?
M. S. : Attiré par le surréalisme adolescent, j’ai découvert par la suite Botticelli ainsi que Giovanni Bellini, lors d’un voyage à Londres. S’en est suivi un long cheminement spirituel et des questionnements profonds quant à la démarche de l’idéal de la renaissance. Les créateurs et penseurs de cette époque sont pour moi une motivation poétique, une fenêtre sur l’apogée du Beau et de l’intellect. Cette démarche spirituelle manque aujourd’hui dans l’art contemporain ou le cœur est ignoré au profit de la recherche purement intellectuelle.

 

 

L.C :  L’art contemporain n’est donc pas dans vos bonnes « grâces » si je peux me permettre le jeu de mot ?
M.S : Dans son ensemble je le perçois comme une dictature intellectuelle qui ne cesse de se renforcer depuis 100 ans, une pensée unique mondiale qui occasionne un écran de fumée, rendant invisible la démarche de tant et tant d’ artistes. De plus les gouvernements, de droite ou de gauche confondus, encouragent l’art, mais ils l’encouragent toujours dans des logiques financières. L’Art perd peu à peu de sa portée philosophique et la technique est ammoindrie de ce fait d’une manière regrettable. J’aimerais plus d’ouverture dans l’art contemporain. Pourquoi le musée Fesch n’expose-t-il que le F.R.A.C. ?


L. C. : Question intéressante, nous essayeront de la leur soumettre. Passez ce préambule, parlez-nous maintenant de votre démarche.
M.S. : La peinture est une production figée qui questionne l’intimité du monde. Mes personnages religieux et mes natures mortes figurent la fragilité du monde et l’impermanence de l’existence, à la manière des ‘Vanités’.

Avec l’art pictural il s’agit de se confronter à une matière, à des lois physiques et chimiques où l’artiste procède par essai-erreur; les pigments, liants et supports nous mettent à l’épreuve constamment. La technique et le sujet ne cesse ainsi jamais de se répondre.

L’actualité 2017 du peintre Mario Sepulcre

L.C. : Vous avez réalisées des fresques, notamment peinture a fresco, dans la cour anglaise de la mairie d’Ajaccio, à Olmeto, à Saint Pierre de Venaco, à Zerubia et à Casabianca, entre-autre ; vous avez aussi participé aux « Arts s’affichent » à plusieurs reprises… une actualité?

 

 

M. S.: Oui j’expose jusqu’au dimanche 15 janvier un tableau sur le thème de Saint Sébastien dans le chœur de l’église St Roch d’Ajaccio. Ce tableau rejoindra par la suite la chapelle San Bastianu de Saint Pierre de Venaco.

 

Les Corsettes remercie Mario Sepulcre de leur avoir accordé cette interview.

Vous pouvez avoir plus de détail sur le travail de Mario Sepulcre via son site internet.

Et pour son actualité, n’hésitez pas à suivre sa page Facebook.

Rencontre avec Marianna Nativi du Locu Teatrale

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Les Corsettes vont consacrer plusieurs épisodes à l’espace culturel Locu Teatrale, lieu devenu déjà depuis plusieurs années un incontournable de la vie culturelle à Ajaccio.

Pour ce premier volet, nous sommes heureuses d’avoir recueilli les propos de  l’un de ses piliers: l’artiste militante  Marianna Nativi

 

Les Corsettes :

Bonjour Marianna. Nous aimerions que vous nous en disiez un peu plus sur votre formation.

Marianna Nativi :

Je me suis formée au théâtre classique à Québec et en parallèle au théâtre de recherche de Jerzy Grotowski (précurseur du travail sur l’acteur dont l’ouvrage majeure est « Vers un théâtre pauvre »). Les précurseurs de ma démarche actuelle ont été en Corse Dumenicu Togniotti et Saveriu Valentinu qui avait créé à l’époque le « teatru paisanu » et qui m’ont poussé à croire en cette démarche dépouillée où le centre du propos est l’acteur et son corps. Revenue du canada j’ai fondé le Locu Teatrale qui en 1999 a été reconnu compagnie professionnelle et subventionnée par la collectivité ainsi que les affaires culturelles, la ville. Il ne faut pas que j’oublie de mentionner ma rencontre avec Rinatu Coti qui, à partir d’une trame que j’ai imaginée, d’écrire la première pièce de théâtre « Sonniu di Raffaedda » qui a tourné dans tous les villages et a été prsenté au Avignon off. Cette pièce a inauguré le moteur de ma recherche vocale, corporelle, musicale, sonore, théâtrale. Elle a été parçue par l’inspecteur du théâtre de l’époque comme une recherche expérimentale originale et d’avant-garde. J’ai continué avec de nombreuses créations en langue corse, bilingues et méditerranéennes. A 2 reprises le co-fondateur du théâtre Grotowski est venu en corse faire la mise en scène d’un texte de Rinatu Coti que l’on a traduit pour l’occasion en quatre langues : corse, français, italien et espagnol. Ce co-fondateur, conseillé littéraire de Grotowski, référence international pour le théâtre nationale se nomme Ludwic Flaszen.

Mais, comment une artiste professionnelle ayant une démarche si spécifique et particulière, peut-elle être appréciée à sa juste valeur, au moment où la Corse a évolué vers, ce que j’appelle dans Azeza « Le complexe du colonisé » ?!!

Toutes les pièces sont des créations à part entière : écriture, musique, scénographie

… Pour moi les adaptations en langue corse sont un simple outil pédagogique. J’adapte donc pour le jeune public des textes connus du répertoire classique et contemporain.

 

Ces dernières années avec l’ouverture en 2007 de ce lieu, le Spaziu culturali, les créations ont été très diverses. Il y a eu par exemple la création d’après un texte de Christian Maïni « Francalossu » création nommée : « A muredda » et mise en scène par Nathanael Maïni. Ensuite, ont suivis  « Des raisons… des tas » en 2011, commande à Christian Maïni, sur le thème de l’enfermement , qui je peux désormais le dire a eu pour inspiration le cas d’Yvan Colonna avec lequel je correspond.

En décembre 2013 , inspirée par la résistante Danielle Casanova, une demande d’écriture a été faite à Rinatu Coti qui a travaillé à cette création pendant près d’un. « L’indomita Donna » est désormais en tournée et sera à l’affiche le 3 décembre 2016 avec des programmateurs venues de Sardaigne, de Marseille et de Corse pour une tournée en Italie et en Avignon. La mise en scène est de Saveriu Valentinu. La prochaine création 2017 se nomme « Ultimus » et portera sur la barbarie dans le monde et la disparition des petits peuples à forte identité . »

Les Corsettes :

Pouvez-vous nosu dire juste quelque mot au sujet de l’enseignement ?

M.N. :

Ce chemin de création mis à part, je dispense des stages et des cours en langue corse dans les écoles et collèges et ici au Locu Teatrale même. J’inaugure, cette année, ce que j’appelle des chantiers théâtraux qui sont des mis en espace de textes méconnus à redécouvrir. Le premier sera le texte du jeune comédiens Vincent Tray : « Carnets intimes » où il livre un réflexion personnelle autour d’une jeunesse tourmentée où cependant l’art et le théâtre maintienne l’individu dans le positif.

Les Corsettes remercie Marianna Nativi un femme exceptionnelle au grand cœur qui fait chaque jour vivre et vibrer la culture corse.

 

La Corse à des ressources inépuisables et Les Corsettes se font une joie de vous les faire partager via le web . Contactez-nous pour que les Corsettes vous mettent en lumière. Merci encore à tous ceux qui nous encouragent.

 

Coup de coeur BD au festival d’Ajaccio: « Chevalier des Sables » prix jeunesse

Fabien Grolleau, scénariste, et  Robin Raffalli, talentueux dessinateur corse, viennent de remporter le prix « Jeunesse » du Festival  International de la BD d’Ajaccio pour leur BD « Chevalier des Sables ». Les Corsettes, séduites par son graphisme si particulier à fort potentiel ludique, sont donc allées entre deux séances de dédicaces,  à la rencontre de son dessinateur Robin Raffalli. Le caractère enfantin de son trait saura captiver les petits et les grands enfants; c’est une ode à l’imagination dans laquelle on se laissera glisser avec plaisir.

 

 

 

                            Chevalier des sables,     Volume 1, Le colosse de Jéricho

 

Les Corsettes :

« Depuis quand dessinez-vous ? »

Robin Raffalli :

– J’ai toujours dessiné.  J’ai toujours aimé ce medium.

– Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

– Après un baccalauréat  Scientifique, je me suis formé à L’@telier  ; cette formation en animation fut des plus bénéfiques grâce à des collaborations très enrichissantes.  A Angoulême, j’ai travaillé sur la série  Mandarine & Cow qu’on peut voir sur Fance 4. J’étais « layoutman ». J’ai travaillé sur des animés durant cinq ans.

– Quels sont les dessinateurs qui vous inspirent ?

– André Franquin , Jaques Azam et  Christophe Blain.

– Comment avez-vous rencontré Fabien Grolleau, le scénariste sur « Chevalier de Sables ? »

– C’est  un ami commun qui nous a mis en contact.

– Merci Robin Raffalli et encore bravo!

La BD « Chevalier des Sables » mêle Histoire (Godefroy de Bouillon, les croisades…) et fiction; un lecteur adulte pourra y déceler un thème toujours d’actualité : les conquêtes et les batailles qui se dénouent par des forces inattendues, et les solutions au conflit qui n’en sont pas moins préjudiciables…

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

Les lecteurs auxquels j’ai pu m’adresser étaient conquis et c’est donc tout naturellement que cette BD a remporté le prix « Jeunesse » de cette année au Festival Internional de BD d’Ajaccio  .

Le tome 2 sortira en mars 2016, et Les Corsettes ont hâte de le lire!

 

 

Le chevalier des sables, éditions Sarbacane, est disponible dans toutes les bonnes librairies (Album d’Ajaccio et de Bastia notamment)

Vous pouvez prendre connaissance du travail de Robin Raffalli sur son site internet .

Et aussi l’encourager via son Facebook : Robin Raffalli

 

 

 

Voyage dans l’univers intime du peintre Fanfan Salvini

Les Corsettes sont parties en immersion dans l’atelier du peintre Fanfan Salvini.

Une après-midi autour d’une tasse de thé, discussion sur l’artiste et sa vie…

Les Corsettes :

«  Vous qui avez donné des cours de dessin,
quel est votre ressenti quand à l’enseignement des arts à l’école ? »

Fanfan Salvini :
« Je serais d’accord pour rencontrer des enfants leur ‘faire voir’ le processus créatif. Aider les enfants à cultiver leurs instinct . Le ‘moment créatif ‘ est fait de courage. »

 

 

Nous avons ensuite tenté de disséquer et de comprendre le moment fragile où naît un tableau.

En parcourant son grand atelier nous avons contemplé quantités de toiles, de croquis, d’ esquisses…

Son style graphique est reconnaissable d’entre mille; ses paysages nous apprennent à voir les visages et réciproquement.

Les couleurs de ses compositions sont auto-génératrices : elles contaminent les créations suivantes. «Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Polissez-le sans cesse, et le repolissez, Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.  ». Cette phrase de Nicolas Boileau s’applique à la recherche chromatique de Fanfan Salvini.
Les creux (en teintes sombres) encapsulent la vie et les pleins (teintes claires) font respirer la composition.
La couleur est tantôt appliquée en pâte scintillante (à base d’huile d’œillette) pour rappeler l’ agitation, tantôt saupoudré en pigments presque sans liant, pour donner un aspect vaporeux presque mystique  .
Le cadrage est déterminé in situ, en effet, l’artiste peint toujours d’après nature. Pour les portraits l’espace autour est choisi par rapport au modèle et pour les paysages (triptyque , grand ou petit format) ce sont les forces naturelles qui décident.
Fanfan Salvini est un amoureux des paysages corses, et cette «  passion » selon ses termes, le porte à travailler jusqu’à la souffrance pour rendre hommage à sa terre, tara corsa.

 

 

Fanfan Salvini expose depuis 1987 principalement en Corse même si l’artiste s’exporte très bien sur le continent.

Si vous voulez le suivre, vous pouvez visiter son site.

Son Facebook quant à lui vous permettra de vous tenir au courant de son actualité et de ses expositions.

Si vous êtes en ce moment dans la région de Marseille, ne manquez pas d’aller voir ses tableaux à Bollène lors de la foire de Saint Martin. Tous les renseignements sont dans ce lien.

 

Les Corsettes vous souhaitent une journée des plus colorées, et on espère que vous reviendrez bientôt parcourir nos articles, toujours à la découverte des talents qui nous entourent!

 

 

De l’Art Brut en Off de la FIAC 2015? L’Outsider Art Fair à l’Hôtel du Duc!

Le somptueux hôtel particulier du Duc de Morny, fondateur sous Napoléon III du cercle des chemins de fer, accueille la troisième édition de l’Outsider Art Fair en off de celle qu’on ne présente plus… et oui c’est le week-end de la FIAC.

 

 

L’Outsider Art Fair grandit et s’établit à l’Hôtel du Duc

L’Outsider Art Fair est événement d’envergure mondiale qui permet la rencontre chaque année, et depuis 3 ans déjà, de galeristes internationaux et de collectionneurs/passionnés. Dans une époque où l’art est dominé par l’idée et le concept, ce retour à l’art brut, son quasi opposé, est à la fois déroutant et régalant. L’art brut n’a pas pour vocation première d’être vu, il naît de la psyché torturée des artistes, de leur solitude, fantasmes, peurs… Il est tantôt exutoire, tantôt échappatoire. L’art brut, c’est le fruit des tripes de ces auteurs.

 

 

Ce sont aussi dans la majorité des cas des histoires atypiques. Vrai soulagement en ce monde dévoyé par le conformisme de la pensée que de voir poindre en ces lieux tant d’originalité!

L’art brut ? Qu’est-ce donc que ceci?

L’art brut regroupe des productions réalisées par des gens rarement issus des grandes écoles d’art, c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas été formées aux pratiques artistiques de manière académique. Etre autodidacte est un trait récurent dans l’art brut. Ces « singuliers de l’art », comme on les appelle, œuvrent bien loin des normes esthétiques. Dubuffet, l’inventeur du terme, définissait l’art brut comme une forme d’art spontanée, sans prétention sociale ou culturelle et sans démarche intellectuelle.

Face à la demande des collectionneurs, toujours plus nombreux pour cette forme d’art en résurgence, les galeristes ont redoublé d’efforts pour présenter ici de nombreux profils originaux, de belles histoires et surtout des tonnes d’œuvres envoûtantes. La librairie de la Halle Saint Pierre tient d’ailleurs un stand au premier étage qui saura abreuver votre soif d’informations sur le sujet.

 

 

Au vu de la taille de l’exposition, nous ne pouvons vous parler de tous les artistes et vous donner un avis objectif sur chacun d’entres eux… voici donc plutôt une petite sélection de nos coups de cœur!

 

2 japonais et 1 française : les Palmes des Corsettes

Pour commencer nous allons décerner la palme du « roi des Français » à l’artiste japonais Tagami. Une histoire digne de l’éloge de la paresse de Paul Lafargue. Un oracle fait un jour au père du jeune Tagami une prophétie : « Ton fils sera un vaurien ». Le petit bougre grandit, acquiert une licence de philo, mais rien ne le motive en effet. En bon Tanguy des temps modernes, ses parents le mettent à la porte de chez lui à 30 ans. Le voilà qui se met à dessiner frénétiquement, jour et nuit. Il appelle son père et lui annonce qu’il sait ce qu’il va faire de sa vie, mais qu’il n’en vivra jamais et demande à son père de le nourrir. Le père lui répond interloqué : « mais si demain je venais à mourir ? » Le fils prodigue lui répond alors: « Je mourrais aussi ».

Ne pleurez pas car cette histoire a en prime une happy end : aujourd’hui Tagami est marié et vit de son art, mais finie la torture, le sombre, les lignes accérées… place à la joie, aux couleurs, à la vie! Il est un homme heureux aujourd’hui, artiste singulier travaillant autant le détail que la couleur, il vous émerveillera par son inventivité.

Cliquez pour élargir et voir le nom de l’artiste
Click to enlarge and see the artist’s name

 

Restons aux pays de la poésie, sous les cerisiers, et allons faire un tour sur le travail d’un autre japonais : Shinichi Sawada, figure cette fois-ci emblématique et reconnu de l’art brut japonais.
Il façonne des créatures étranges et déstabilisantes issues de son imaginaire, parmi lesquelles un ver qui nous a étrangement rappelé le ver des sables des romans  du cycle de Dune de Herbert. Autiste, pensionnaire dans un hôpital de la ville de Kusatsu, il sera rapidement orienté vers un atelier de création artistique où il s’adonnera à son art. Il est exposé dans de nombreuses institutions internationales et plus récemment à la Biennale de Venise et à la Halle Saint Pierre lors de l’exposition dédiée à l’art brut japonais. Laissez-vous envoûter par ces créatures aux corps hérissées de pics et aux visages qui semblent, l’espace d’un instant, vous fixer.

 

 

Les japonais sont souvent des précurseurs en matière d’art brut pourtant notre cher hexagone n’est pas en reste. L’artiste suivante est notre « Coup de cœur Corsettes » :

 

Anais Eychenne maîtrise une ancienne technique de dessin sur tissu indienne nommée le Kalamkari. Cette pratique ancestrale et complexe lui permet de créer des œuvres riches et détaillés. L’équilibre de ses œuvres est sidérant. En regardant ses toiles ont est frappés : rien ne peux être ni enlevé, ni rajouté. La précision du trait, tout, semble comme mathématique, on cherche un sens à ce que l’on voit. Finalement, on se laisse porter par le trait, le sens esthétique de ce monde cyclique et donc harmonieux. Découverte par un organisme situé à Saint-Sever-du-Moustier dans l’Aveyron, Les Arts Buissoniers, cette collaboration permet à cette artiste introvertie de s’exposer à Paris le temps de la foire. Les photos ne rendant que très difficilement de son art minutieux, n’hésitez pas à aller jusque dans cette petite galerie aveyronnaise pour comprendre à quel point « Ce coup de coeur des Corsettes » est tout sauf usurpé!

 

 

Bien que nous ayons choisis ces artistes,  il existe dans la proposition de toutes les galeries de l’Outsider Art Fair , de très nombreuses pépites qui sauront attirer votre attention! Remerciement spécial à Rebecca Hoffman et à toute l’équipe de évènement qui assure d’une belle visite, tant par l’accueil, que par la mise en place et l’attention donnée aux artistes.

 

L’art c’est comme le cidre c’est meilleur quand c’est brut

Ce dernier week-end d’octobre, si vous êtes sur Paris, ruez-vous donc sur l’occasion pour aller découvrir le travail de ces originaux aux histoires peu communes mais dotés d’une sacrée âme. Faire le pari de l’art brut est risqué : bien qu’en pleine résurgence, son étrangeté est incomprise. Pourtant quelle bouffée d’oxygène! La folie ne m’a jamais parue si belle et convaincante qu’en ces lieux… et tant mieux! Tout semble neuf, rien ne se ressemble, chaque œuvre semble être une fenêtre sur l’âme de son auteur. C’est peut-être pour cela que l’art brut revient, c’est un art franc, sincère, dans son sens le plus simple. Les derniers d’entre nous à l’être sont-ils les fous ? Devant tous ces créateurs, je m’incline et l’espace d’un instant je me tais et regarde.

 

Crédits texte Ghjulia, crédits photo NephilimK

 

Outsider Art Fair

38 galeries internationales s’exposent

Adresse: Hôtel du Duc,  22 rue de la Michodière, entrée libre aux passionnés!

Du 22 au 25 octobre

Accès métro: Opéra ou Quatre Septembre

Prolonger la visite:

Hey ACTE3 à la Halle Saint Pierre, notre article à ce sujet

 

Rencontre de l’artiste-peintre Chantal Maroselli dite « Maro »

 

Vivant à Afa, non loin d’Ajaccio, l’univers de Chantal Maroselli dite « Maro »nous a interpellé et nous sommes parties à sa rencontre… Immersion dans un monde où la force de la couleur exprime les forces de la nature.

 

Rencontre et discussion autour des sources d’inspiration d’une artiste peintre épanouie

LesCorsettes

– Votre univers ne cesse de se renouveler, quelles sont vos inspirations les plus prégnantes?

Chantal Maroselli

– Le ciel, le ciel dans tous ses états, avec ou sans nuage, de jour, de nuit, au crépuscule, à l’aube, au clair de lune, au soleil levant… et bien sûr la mer ! Notre mer Méditerranée, mais aussi l’Atlantique (mon côté breton, sans doute), les vagues, l’écume, les couleurs de la tempête !

Les couleurs. J’essaie des mariages de couleurs, mariages quelquefois un peu « osés », des mélanges et juxtapositions de couleurs. J’aime y rajouter des matières comme de l’enduit, du sable, de la sciure… J’aime un peu de relief, un peu d’épaisseur…

J’ai, un temps, beaucoup utilisé ce bleu gris que l’on retrouve sur plusieurs de mes toiles. Et le rouge anglais. J’aime bien le rouge anglais avec ce bleu gris.

 

 

– Les Corsettes aiment redécouvrir des peintres oubliés ; pouvez-vous nous parler de quelques peintres que vous aimez?

– Nicolas de Staël : son style, ses couleurs, les thèmes qu’il aborde (« Le Fort carré d’Antibes », « Ciel à Honfleur », « Paysage de Vaucluse »…), mais aussi ses natures mortes, ses femmes…

Emil Nolde (Hansen de son vrai nom) : son ciel (ses cieux), ses nuages, la mer… vivante ! Ses paysages ! Ses couleurs !

«Où que se portât mon regard, la nature était animée, le ciel, les nuages : sur chaque pierre et entre les branches, partout mes figures se mouvaient et vivaient leur vie paisible ou violente, suscitant mon enthousiasme et insistant pour être peintes» – Emil Nolde –

 

 

De grands noms auxquels je pense : Frida Kahlo, Juan Miro, Van Gogh, Picasso, Cézanne, Basquiat, Matisse pour sa peinture et ses collages… D’autres comme Olivier Debré ou Jean Miotte (contemporain)

 

– Merci à vous Chantal Maroselli

 

 

L’aspect parfois acidulé de ses productions est là pour immortaliser le réel. Dire la variété infinie du minéral. La vie est révélée par le contraste de couleurs plus vraies que nature. La justesse des couleurs suffit à dire ce qu’elle voit.

Elle signe ses œuvres Maro en souvenir de son père que ses amis surnommait ainsi.

 

Chantal Maroselli a participé à de nombreuses expositions collectives dans la région d’Ajaccio.

Suivez le lien pour en avoir le détail.

Suivez sa page Facebook pour connaître l’actualité liée à sa création.

 

 

Yujin Suzuki, artiste shodo, et NephilimK, artiste symbolique, créent…

calligraphie japonaise tradionnelle et moderne

Le quartier de Saint Germain est toujours en pleine ébullition durant le mois de juin. Chaque jour plusieurs vernissages ont lieu; ce rythme effréné d’expositions précède les calmes latitudes de la période estivale.

C’est donc en fin d’après-midi que les Corsettes firent la rencontre inattendue d’un  maître en shodo.

 

 

Le Shodo ou la Voie de la Calligraphie

Mélant les anciennes techniques du « Suiboku » ( peinture traditionnel à l’encre noir) , du « Hanga » ( gravure sur bois), et du  » Sho », Yujin Suzuki a collaboré avec des réalisateurs tel que Takeshi Kitano (Aniki, mon frère). Réalisant pour l’ouverture de sa première exposition personnelle à Paris une performance live, il avait revêtu sa tenue traditionnelle bouddhiste et on sentait un mélange de gène et de fierté mêlées sous les applaudissements qu’il recevait. Cette attitude étant des plus rafraîchissantes dans une contrée parisienne où la nonchalance altière est généralement de mise, nous avons voulu appréhender l’univers de cet artiste. Après plusieurs rendez-vous il est peu à peu apparu que bien que n’ayant pas de langues communes pour communiquer aisément, de nombreux comportements japonais si exotiques au milieu d’une communauté francilienne étaient pour le moins très souvent similaires aux attitudes corses.. était-ce l’insularité? l’attachement aux traditions?

 

 

Initiation d’un projet plastique de 2 artistes insulaires

C’est donc à Paris que l’artiste japonais Yujin Suzuki  et l’artiste d’origine corse NephilimK se sont rencontrés. Ces 2 insulaires ont au fil du temps relevé tant et tant de connivences entre leurs contrées d’origine qu’ils ont voulu pousser plus loin la réflexion. NephilimK a donc mis en place un concept artistique en adéquation avec leurs recherches et pouvant s’intégrer à la scénographie de l’exposition en cours.

Les Corsettes sont donc revenus quelques jours plus tard à la galerie pour assister en live à la création d’une oeuvre fruit de nombreuses recherches de leur part.

Lors de leur première rencontre Maître Suzuki méconnaissait totalement la Corse, son histoire, ses traditions, ses paysages…  A notre retour, son cahier regorgeait de recherches historiques, de concepts et de points communs qu’ils avaient été eux-même surpris de découvrir entre deux territoires apparemment si différents. Les nombreuses invasions, l’attachement particulier à la nature furent des choses sur lesquels il questionna beaucoup NephilimK. « Il avait noté, entre autres, le terme de « persévérance » qui me surprit et me toucha » ajoute l’artiste.

 

 

Création de l’oeuvre calligraphique

Lors de la réalisation d’une oeuvre, l’artiste calligraphe injecte dans son trait les concepts qu’il souhaite faire ressortir visuellement. Yujin Suzuki et NephilimK sont donc tombés d’accord pour exploiter le concept protéiforme du « Kachofugetsu ». Ce concept japonais intègre de nombreuses choses mais on peut retenir 2 notions essentielles qui sont d’un côté la beauté et la diversité de la nature et de l’autre le fait d’apprécier les sensations que celle-ci procure. C’est un concept emprunt d’harmonie et de féminité.

Voici l’unique site (en anglais) qui en donne une définition détaillée.

En japonais, la Corse se désigne par le mot anglais « Corsica » et ne s’écrit pas avec des caractères traditionnelles. Parce que le Japon qui se dit « NiHon » c’est à dire littéralement « levé de soleil », le choix d’utiliser l’expression « Ile de Beauté » est apparu naturel.

Je vous laisse donc découvrir la réalisation de l’oeuvre.

Bi no Shima/NiHon            Ile de Beauté/Pays du soleil levant

 

 

 

Voici donc via des techniques traditionnelles, 2 terres liées par un concept commun celui du Kacho-fugetsu. 

N’hésitez pas à me laisser vos impressions sur cette oeuvre et si vous avez des questions j’en déferrerai à l’artiste pour y répondre le plus justement.

 

 

Exposition « Yujin Suzuki, artiste de Shodo »

Jusqu’au 5 juillet, du lundi au samedi, 16h-22h

Galerie Guiq Chaq, rue Mazet quartier Saint Germain Paris

Remerciement à Yujin Suzuki

Site officiel de NephilimK :cliquer ici

 

 

Remerciement à la galeriste Mikiko Enomoto pour son aide à la traduction.

Pour être tenu au courant des prochains événements de cette galerie vous pouvez rejoindre cette page.

 

 

Les lunettes « Cardboard » de Google sont encore à gagner dans l’article précédent. Tirage au sort parmi les 20 premiers participants… Bonne chance et à bientôt!