Adepte d’atypique? Ne manquez pas Gibert Peyre et ses automates

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L’univers de Gilbert Peyre est à découvrir grâce à la nouvelle exposition de la Halle Saint Pierre.

Inaugurée à la rentrée et courant jusqu’au 26 février, cette exposition monographique saura ravir tous les adeptes d’atypique et d’art singulier. La scénographie habituelle de la Halle Saint Pierre qui, en deux étages, nous fait passer de l’enfer au paradis, avec son rez-de-chaussée tout habillé de noir et à la lumière diffuse, et son premier étage tout de blanc vêtu, nous offre une nouvelle fois un parcours surprenant dans la création d’un artiste peu connu.

Gilbert Peyre crée des automates comme on en voit rarement. Grâce à des connaissances en mécanique et en électronique, cet artiste nous invite dans un univers poétique où le mécanique se mêle à l’organique. Toute l’exposition est donc en branle…  elle tape, crie, marche. Elle captive tout en dérangeant parfois. l’ambiance foraine n’est pas loin ! Les rouages sont mis à nu comme si la scène et les coulisses se mêlaient pour mieux brouiller les frontières.

 

 

Gilbert Peyre, qui travaille et réside à Paris, est né en 1947 en Haute-Provence. Il exerce tout d’abord divers métiers manuels puis monte à Paris à l’âge de 22 ans. Il gagne sa vie comme garçon de café et réalise à ce moment-là ses premières sculptures (en argile et papier) puis des jouets à roulette. Il s’installe finalement à Montmartre où il présente ses premières “sculptures-jouets” qui commencent à attirer l’attention grâce également à leur valeur artistique. Dans les années 90, il s’initie à l’électro-mécanique via un ami ingénieur puis apprend par lui-même la programmation informatique. Ses créations prennent de plus et plus d’envergure pour aboutir à une chorégraphie d’objets, à nulle autre pareille, telle qu’on peut la découvrir dans cette exposition.

 

 

Drôle, poétique, cinglante pour ne pas dire sanglante parfois… Préparez-vous à rentrer dans un conte enfantin et cruel. La récup’ se mêle à des dispositifs informatiques dans une chorégraphie où l’inerte se transforme et prend vie. Gilbert Peyre est un peu comme le père de Pinocchio qui d’un bout de bois tire un petit bonhomme qui marche et parle mais qui est aussi particulièrement espiègle.

On ne peut que saluer une nouvelle fois le choix de programmation de la Halle Saint Pierre qui offre de la visibilité à un artiste issu de cet art populaire, un art tout à la fois contemporain, accessible et qui par son unicité sait si bien nous faire vibrer.

 

Infos pratiques:

Gilbert Peyre- “L’électromécanomaniaque”

Jusqu’au 27 février 2017

Commissaire d’exposition: Martine Lusardy

La Halle Saint Pierre – 2 rue Ronsard, Paris 75018

Tous les jours – de 11h à 18h

Tarifs: 9€ (7€ en tarif réduit)

 

Crédits texte: Nephi

Crédits photo: Romain Vives (cf: http://manjari-partners.com/portfolios/romain-vives/)

 

 

Théâtre : Performance scénique avec Paul Grenier

Quand on parle de théâtre sur la Corse, comment ne pas parler de Paul Grenier ? Depuis longtemps investi dans la vie culturelle et sociale Corse, il est un des piliers des arts scéniques insulaires.

Les Corsettes sont allées rencontrer ce chercheur en art vivant, amoureux des mots et de l’enseignement.

Nous avons assisté à l’une de ses répétitions. Chaque mot, intonation, geste, intention, placement dans l’espace est questionné. Il est du type “metteur en scène hyper-actif” et ses répétitions sont toujours pleines de rebondissements.

Paul Grenier est né au Québec. Formé à l’art clownesque dans la rue puis au travail de la voix et du chant, avec une licence théâtre/psychosociologie de la communication (Université du Québec à Montréal), il arrive finalement en Corse en 1987 et travaille à Ajaccio au sein de la troupe « Théâtre Point » (Francis Aïqui). Pendant cinq ans, il participe à toutes les créations de la compagnie et dirige ses deux premières pièces : SLM et Ile ou elles / opéra de roc. Il collabore avec « Stonde Danse Compagnie » (Albine Lombard).

En 1993, il fonde « Le Thé à Trois » avec Rachel Grenier. La compagnie a à son actif une vingtaine de créations, dont la moitié pour jeune public, jouées aux quatre coins de l’île. Il enseigne l’art dramatique auprès de publics amateurs (adultes et adolescents) sous forme de cours réguliers ou de stages. Il se consacre également à l’écriture, à la mise en scène et à la scénographie.

Depuis l’automne 2015, en partenariat avec le CSJC d’Ajaccio, il anime les ateliers « Hybride(s) » : un espace d’exploration de tous les croisements possibles entre la vidéo, la photo, la danse, les arts plastiques, la musique et le chant, le théâtre d’ombres et d’objet, le masque, le cirque, le body-painting et l’écriture en direct.

 

 

– Les Corsettes :

« Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre métier ? »

– Paul Grenier :

« La recherche. Je travaille beaucoup avec des acteurs amateurs et, ensemble, nous formons un laboratoire expérimental. Je me nourris du panel hétéroclite de mes acteurs et stagiaires, ce qui diversifie nos créations. J’apprends avec les acteurs, et j’apprends encore aujourd’hui. Chaque journée de répétition est l’occasion d’une nouvelle découverte. Je me transforme en présence de l’autre. »

– Les Corsettes :

« Quel est le chemin qui vous a conduit à cette manière de travailler ? »

– Paul Grenier :

« Parents hostiles aux métiers artistiques. J’ai toujours été happé par le monde du spectacle, clown de rue, danse, musique, arts plastiques et ma formation en psychosociologie aussi. J’ai toujours voulu changer le monde, je le souhaite encore aujourd’hui. Pour cela, la poétique me semble plus efficace que la politique. Je suis un agitateur poétique. L’art est un facteur de constructions sociales. L’art permet de transcender les difficultés. Le théâtre est un art social. »

 

 

 

Paul Grenier, metteur en scène interdisciplinaire (théâtre, nouveau cirque, danse et musique), scénographe, acteur, auteur, compositeur et formateur, a à son actif une vingtaine de créations, dont la moitié pour jeune public.

Les Corsettes remercient Paul Grenier pour ce cours de théâtre et cette interview.

 

Son site ainsi que son Facebook vous permettront de suivre son actualité.

 

Soutenez la scène insulaire ! Allez au théâtre !

 

 

 

 

Rencontre de l’artiste-peintre Chantal Maroselli dite “Maro”

 

Vivant à Afa, non loin d’Ajaccio, l’univers de Chantal Maroselli dite “Maro”nous a interpellé et nous sommes parties à sa rencontre… Immersion dans un monde où la force de la couleur exprime les forces de la nature.

 

Rencontre et discussion autour des sources d’inspiration d’une artiste peintre épanouie

LesCorsettes

– Votre univers ne cesse de se renouveler, quelles sont vos inspirations les plus prégnantes?

Chantal Maroselli

– Le ciel, le ciel dans tous ses états, avec ou sans nuage, de jour, de nuit, au crépuscule, à l’aube, au clair de lune, au soleil levant… et bien sûr la mer ! Notre mer Méditerranée, mais aussi l’Atlantique (mon côté breton, sans doute), les vagues, l’écume, les couleurs de la tempête !

Les couleurs. J’essaie des mariages de couleurs, mariages quelquefois un peu “osés”, des mélanges et juxtapositions de couleurs. J’aime y rajouter des matières comme de l’enduit, du sable, de la sciure… J’aime un peu de relief, un peu d’épaisseur…

J’ai, un temps, beaucoup utilisé ce bleu gris que l’on retrouve sur plusieurs de mes toiles. Et le rouge anglais. J’aime bien le rouge anglais avec ce bleu gris.

 

 

– Les Corsettes aiment redécouvrir des peintres oubliés ; pouvez-vous nous parler de quelques peintres que vous aimez?

– Nicolas de Staël : son style, ses couleurs, les thèmes qu’il aborde (“Le Fort carré d’Antibes”, “Ciel à Honfleur”, “Paysage de Vaucluse”…), mais aussi ses natures mortes, ses femmes…

Emil Nolde (Hansen de son vrai nom) : son ciel (ses cieux), ses nuages, la mer… vivante ! Ses paysages ! Ses couleurs !

«Où que se portât mon regard, la nature était animée, le ciel, les nuages : sur chaque pierre et entre les branches, partout mes figures se mouvaient et vivaient leur vie paisible ou violente, suscitant mon enthousiasme et insistant pour être peintes» – Emil Nolde –

 

 

De grands noms auxquels je pense : Frida Kahlo, Juan Miro, Van Gogh, Picasso, Cézanne, Basquiat, Matisse pour sa peinture et ses collages… D’autres comme Olivier Debré ou Jean Miotte (contemporain)

 

– Merci à vous Chantal Maroselli

 

 

L’aspect parfois acidulé de ses productions est là pour immortaliser le réel. Dire la variété infinie du minéral. La vie est révélée par le contraste de couleurs plus vraies que nature. La justesse des couleurs suffit à dire ce qu’elle voit.

Elle signe ses œuvres Maro en souvenir de son père que ses amis surnommait ainsi.

 

Chantal Maroselli a participé à de nombreuses expositions collectives dans la région d’Ajaccio.

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