Du Lazaret d’Ajaccio à François Ollandini

françois ollandini interieur

‘Les Corsettes’ ont eu le plaisir d’être reçues au Lazaret Ajaccio.

Revenons d’abord sur ce lieu important, et unique en Corse, qu’est le Lazaret.

Histoire du Lazaret d’Ajaccio

Dans le golfe d’Ajaccio, le Lazaret a été construit, comme dans tant d’autres villes portuaires, pour mettre en quarantaine les marins et leurs passagers lors des épidémies. Ce besoin se crée progressivement à partir de 1774, date à laquelle les autorités françaises interdisent aux pêcheurs corses de remonter le corail local (prétextant l’épuisement des fonds marins). Ces pêcheurs s’engagent alors dans la Compagnie royale et perpétuelle d’Afrique qui pêche du corail en « Barbarie » comme on appelait alors les pays de l’Afrique du Nord. À leur retour, ils doivent observer une quarantaine obligatoire à Marseille, Livourne ou Gènes. Ils réclament donc la construction d’un lazaret à Ajaccio pour s’épargner les frais d’un voyage plus long vers les ports français ou italiens. Ce n’est qu’après de nombreuses avaries et naufrages, que le ministre français de la Marine consent enfin à cette construction. Les travaux ne commenceront en définitive qu’en 1843.

Acquis en 1996 par François Ollandini, dont la famille est connue pour être pionnière du développement touristique en Corse, le Lazaret a été entièrement rénové. Le projet est inauguré en 1999, et il s’est depuis imposé comme une place culturelle majeure de la cité impériale d’Ajaccio.

 

Le lazaret et son programme culturel

 En premier lieu, le Lazaret est désormais connu (et reconnu) pour ses fameuses « Rencontres science et humanisme ». On a ainsi pu assister à de superbes conférences emmenées par des philosophes et des scientifiques de renom tel que Michel Onfray, Henri Atlan, Clément Rosset, Alain Finkielkraut, ou Michel Serres, mais également Stephen Hawking, Alain Connes, Hubert Reeves, Étienne Klein et Jean Pierre Luminet pour ne citer qu’eux.
 
Le Lazaret c’est aussi « Jazz in Aiacciu » où se sont produits entre autres Barbara Hendricks, Luz Casal, Michel Legrand, Michel Jonasz, Liz Mc Comb…

 Le Lazaret est une place culturelle majeure dans la cité impériale. C’est la résidence permanente de son propriétaire François Ollandini, et c’est à son initiative que le lieu s’est ouvert au public pour en dévoiler non seulement son cadre exceptionnel, mais aussi en faire un espace propice à l’échange.

L’espace propose une scénographie autour d’une collection permanente des œuvres de Marc Petit, considéré actuellement comme l’un des plus grands sculpteurs vivants.

 

L’Homme derrière le Lazaret : rencontre avec François Ollandini

François Ollandini n’est pas qu’un entrepreneur du tourisme. Tout d’abord, sa famille a rapidement orienté le tourisme vers un tourisme culturel. C’est bien cette notion de culture à laquelle François a porté une attention si particulière. C’est à son entière initiative que ce qui devrait être son lieu d’habitat s’est très vite transformé en un projet culturel. Le Lazaret avec son espace qui respire serait le bastion d’une culture accessible et vibrante. François à travers ce projet dépassait ainsi la notion de tourisme, il crée un lieu notable, un lieu à visiter, un lieu où s’instruire, un lieu qui vaut donc le déplacement.

 
François Ollandini est diplômé en philosophie, en économie et en sociologie. Amateur d’art, il est aujourd’hui un grand collectionneur d’art notamment des maîtres corses. Sa belle collection de pièces d’art contemporaines en fait un mécène important.
C’est également et surtout un grand donateur (que ce soit le musée Fesh, le musée de la Corse à Corte ou le musée national de la Maison-Bonaparte), il a déjà transmis à ces structures de nombreux chefs d’œuvre que ce soit en matière de peintures, de gravures, de meubles que de documents.
 
 

 

À l’occasion de ce petit échange avec ce diplômé de philosophie, nous avons évidemment voulu connaitre ses maîtres à penser. Ses philosophes préférés sont en autres Ricœur, Bachelard, Camus, mais aussi Sartre, Rosset, Alain ou encore Merleau-Ponty. Il n’a pu s’empêcher de nous faire des recommandations de lecture, ce qui dénote un de ces traits de caractère, celui de vouloir partager et de rendre accessible la culture.

 

Réflexion sur le tourisme et la Corse

Pour François Ollandini, la Corse a une culture très riche ; il suffit de la montrer pour qu’elle crée d’elle-même l’attractivité.

 

 

Le touriste vient chercher de l’originalité, la spécificité, l’enchantement et le ravissement. Qui est mieux placé que les locaux pour lui donner un aperçu du « Corsican way of life » ?

À ce sujet, il a écrit un ouvrage entre témoignage et essai sur le tourisme, Le Manifeste touristique.
http://www.albiana.fr/le-manifeste-touristique.html
 

 

Le lazaret et au-delà

François Ollandini travaille désormais à la concrétisation de son projet de musée sous-marin. L’idée fait son chemin à la direction départementale des territoires et de la mer D.D.T.M. Ce serait le troisième musée sous-marin au monde. Voilà un nouveau défi à relever, et François peut évidemment compter sur notre soutien, car ce projet qui relève en quelque sorte du land art ne peut que susciter l’intérêt des Corsettes.
 

Musée de Cancún.
 
 
‘Les Corsettes’ remercient Marie-Jeanne et François Ollandini de nous avoir accueillies chaleureusement chez eux au Lazaret.
Nous vous recommandons ce lieu de culture que vous veniez découvrir la cité impériale ou que vous soyez ajaccien. Les sculptures de Marc Petit qui rythment tout l’espace du Lazaret sont également à découvrir et redécouvrir et nous espérons vous présenter son travail dans un prochain article.

BD: le sanglier Razorbacu répond à nos questions!

razorbacu tome 6 couverture bd corse de sorlin

« Bonjour Razorbacu ! Alors parle-nous un peu de toi, on veut tout savoir !

– Salut, enchanté de vous rencontrer les Corsettes! Et bien je m’appelle Razorbacu et je suis le personnage principal d’une BD qui porte mon nom. Certains me comparent au Coyote de Bip Bip … il faut dire que je suis le sanglier le plus malchanceux de l’île de beauté!

Je suis né en février 2011 au travers d’une série de 9 planches noir et blanc que mon papa, Fabrice Sorlin, a proposé à la maison d’édition Corse de BD, Corsica Comix.

Mes premières aventures consistait en une parodie du film d’horreur de Russell Mulcahy, Razorback.

Ma première apparition publique se fait en Juin 2012 dans l’album « U Tintu ». Sur un ton très cartoon on y retrouve mes mésaventures de sanglier. Traqué par une famille de chasseur qui vie dans le village de Persu Persu, je dois survivre à ma condition de gibier.

Au cours des 6 albums édités chez Corsica Comix, il m’est arrivé de mourir 193 fois. Mais rassurez-vous je suis toujours là! Une fois passé le gag mortel qui fait rire petits et grands, mon papa en profite pour faire passer un message en deuxième lecture. Des thèmes comme l’écologie, le racisme, la spéculation, la maltraitance animal y sont abordés.

Le fil conducteur de tous ces albums est Rosette. Une petite cochonne dont je suis amoureux. Je voudrai bien l’épouser mais son père ne veut pas de sanglier dans leur famille. Avec le temps j’ai fini par me faire accepter. Alors que j’étais enfin heureux, un cochon du nom de Napoléon va prendre le pouvoir et m’accuser du meurtre de Neru, le père de Rosette.

Je vais devoir prendre la fuite afin de prouver mon innocence alors que les chasseurs et les grognards de Napoléon me traqueront. Cette nouvelle aventure vous la retrouverez dans le tome 6 « Wanted » qui sort le 24 juin 2017.

Les Corsettes:

« Merci Razorbacu pour nous avoir accorder son interview, sans oublier Fabrice Sorlin !  »

 

 

Dédicace samedi 24 juin à la librairie des Palmiers à Ajaccio et le 1 juillet à la FNAC Ajaccio

Vous pouvez vous procurer les albums en ligne sur le site de Corsica Comix

Journée internationale de la femme: Le 8 mars et après?

bibliotheque municipale ajaccio conference isula viva les corsettes

La Corse a compté 210 procès pour violences conjugales l’année passée (2016).

Pour cet article dédié à une réflexion autour de la Journée internationale de la femme, les Corsettes ont choisit  de laisser la parole un homme, Django, musicien, parolier et vidéaste vivant à Ajaccio. Voici le texte qu’il nous a transmis.

Django, un humain:

« 8 mars 2017. Journée internationale des droits des femmes. J’assiste à une conférence très intéressante à la bibliothèque municipale d’Ajaccio sur les violences faites aux femmes. Une cinquantaine de personnes sont présentes. Après un récit sur le destin tragique de Vanina d’Ornano et le témoignage courageux (et rare) d’une victime de maltraitance, un débat entre les organisateurs et le public a lieu. Comme le fait remarquer à voix basse une dame non loin de moi, la jeunesse est quasiment absente. Les quatre-vingt-dix minutes passent très vite et je sors de la conférence avec une question qui me taraude, la condition féminine va-t-elle en s’améliorant ?

Car si on fait un petit tour d’horizon des actualités on ne semble pas être dans l’avancée… Quelques exemples me viennent tout de suite à l’esprit: Denis Baupin va porter plainte contre ses victimes,  l’eurodéputé polonais Janusz Korwin-Mikke assure que « les femmes doivent gagner moins car elles sont moins intelligentes » , le droit à l’avortement est toujours et encore  remis en cause… L’ère moderne est-elle enfin celle de la femme… Je me demande. Car si on observe la situation mondiale, le constat reste effrayant. Viols, mariages forcés, attaques à l’acide … Au total, un tiers de la population féminine mondiale est victime de violences physiques et verbales.

Cela correspond à un milliard de femmes environ.

8 mars 2017. On en est et en tant qu’humain j’ai du mal à y croire. »

 

 

 

 

Les Corsettes remercie très sincèrement les intervenants, ainsi que l’association culturelle Isula Viva et Pierre-Paul Battesti pour avoir organisé cette conférence consacrée aux violences faites aux femmes (et aux hommes parfois), une démarche humaniste qui veut informer et réconcilier ce qu’on sépare sans cesse. Car la journée de la femme ne doit pas être un moment de clivage homme/femme mais bien un moment de réflexion sur l’humain et sur le chemin qu’il doit encore parcourir pour que le respect de la personne et l’épanouissement soient donner à tout un chacun.

 

Remerciement à notre rédacteur invité Django pour son compte rendu ainsi que pour son implication dans la cause humaine dite encore malencontreusement « féminine ».

 

 

 

L’éducation et la culture par Filu d’Amparera et Scénina.

Les Corsettes ont porté leurs investigations vers un centre culturel et éducatif, situé 15 boulevard Maglioli 20000 Ajaccio, dont le président est Rinatu Coti.

Depuis 10 ans déjà, Filu D’Amparera, qui a vu naître « la petite scène » tandis que Scénina, il y a  trois ans, développe un concept de distillation de la culture Corse.

Les Corsettes ont passé une semaine au contact des professeurs et des élèves. Les cours se déroulent dans une grande convivialité et une atmosphère chaleureuse.

 

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Interview de Jean-Pierre Godinat, professeur de chant de l’association Filu d’Amparera, et qui est l’un des instigateurs de Scénina.

Les Corsettes :

– Comment est née la petite scène : Scénina ?

Jean-Pierre Godinat :

– Née il y a 3 ans, à un moment difficile pour l’association Filu d’Amparera, il fallait créer une nouvelle trésorerie pour maintenir les ateliers et les tarifs de cette structure, car les baisses de subventions ne nous permettaient plus de boucler le budget.

Les Corsettes :

– Comment voyez-vous l’avenir de Scénina, ses évolutions?

Jean-Pierre Godinat :

– Déjà j’aimerais que cela continue et, pour ce faire, toute l’équipe essaie d’innover, de proposer des choses qui ne se font pas ailleurs, la grande convivialité du lieu permet des échanges et une dynamique intéressants pour cela.

 

Voici les membres de l’équipe pédagogique, les matières proposées sont très diverses.

Les cours auxquels vous pouvez vous inscrire:

Jean-Pierre Godinat: cours de chant

François Jandolo: guitare et piano

Antoine Tramini : cours de cetera

Jean Marc Leca : cours de corse Niveau I

Ghjuivan Santu Placenzotti:  langue Corse Niveau II et II

Jacques Maton : atelier et cours photo

Livia Stromboni  : atelier théâtre

Ceux-ci forment et animent également la troupe « Cabaret des Arts« .

Hélène Mattei : chant et éveil musical

Elle chante dans  le groupe polyphonique féminin I Maistrelli, groupe né au sein de Filu D’Amparera, composé de sept femmes qui viennent des quatre coins de la Corse.

 

Venez constater par vous-même l’élan de créativité qui est insufflé dans cet espace de création et de transmission.

Au vu de la palette des matières, le plus dur sera de choisir. Les cours s’adressent aussi bien aux adultes qu’aux enfants.

Pour plus d’informations,  pour vous inscrire ou pour les soutenir, vous pouvez les suivre sur leurs facebook respectifs : Scénina et Filu D’Amparera.

 

Les  Corsettes remercient toute l’équipe de Filu D’Amparéra et de Scénina pour son accueil très chaleureux.

 

Jacques Culioli sur les traces des soldats Corses de 14-18

poilu soldat corse statue verdun - Fleury-devant-Douaumont jacques culioli

Les Corsettes, qui s’intéressent à tous les sujets, sont parties à la rencontre de Jacques Culioli, chanteur, membre fondateur du groupe Arapà et créateur de l’association Aio Zitelli. Nous avons fait avec lui le voyage de mémoire qu’il organise avec l’association sur les traces des 173e et 373e RI de la guerre de 14-18.

Voici la vidéo de l’interview qu’il a bien voulu nous donner.

Interview de Jacques Culioli, chanteur du groupe Arapà, dans les pas des poilus près de Verdun:

 

 

Si cette vidéo vous a plu et qu’elle vous a donné envie d’en savoir plus, voici quelques liens pour poursuivre :

la page facebook de Jacques Culioli
La page facebook d’Aio Zitelli
Le site du groupe Arapà

Images naïves pour traduire le Corse #2

coquillage-dessin-shell-sketch-NephilimK

Demander à une cortenaise de traduire le mot coquillage… voilà une demande incongrue ! Pour cela j’ai demandé le renfort de Petru F. qui a également traduit une phrase où le mot est utilisé.

 

J’ai pris modèle sur des coquillages plus ou moins exotiques, exposés à la Grande galerie de l’évolution. Pour ceux que cela intéresserait voici leurs noms suivant la numérotation de la planche:

  1. Porcelaine oeuf
  2. Porcelaine tigre
  3. Peigne de Vénus
  4. Volute impériale
  5. 6. 7. Mitre pontificale/ épiscopale / commune

 

Traduire « coquillage » en langue corse

 

« J’aime aller à la plage pour me promener. Hier, j’ai trouvé dans le sable de beaux coquillages que j’ai offert à ma meilleure amie. Viens à la mer avec moi chercher des coquillages ! »

« O chì piacè per mè d’andà à spassighjà mi in bor’di mare. Eri, aghju trovu qualchi bellu bicciurculu ch’aghju portu in rigalu à a mio amica a più cara. Veni puru cun mè à cantu di mare à circà i bicciurculi ! »

 

Vous savez désormais comment traduire coquillage en langue corse!

Et vous pourrez aussi l’apprendre à vos enfants !

N’hésitez pas à proposer des mots que vous voudriez voir illustrer dans cette série d’images naïves pour apprendre le corse aux petits ET grands enfants.

 

A prestu !

Crédits images et textes: NephilimK

 

Dio Vi Salvi Regina, paroles de l’Hymne Corse pour fêter le 8 décembre

En ce 8 décembre, jour anniversaire de la Nation Corse, chantons l’hymne « Dio vi salvi regina »  qui célèbre la protectrice de notre île (voir la page wikipedia en langue corse) .

On pourrait traduire son titre par « Que Dieu Vous Garde, ô Reine ». Pour ceux qui ne connaissent pas cet hymne vous pouvez l’écouter dans 2 versions un peu plus bas dans l’article.

 

Dio Vi Salvi Regina

Dio vi salvi Regina
E Madre Universale
Per cui favor si sale
Al Paradiso.

Voi siete gioia e riso
Di tutti i sconsolati,
Di tutti i tribolati,
Unica speme.

A voi sospira e geme
Il nostro afflitto cuore,
In un mar di dolore
E d’amarezza.

Maria, mar di dolcezza
I vostri occhi pietosi,
Materni ed amorosi
A noi volgete.

Noi miseri accogliete
Nel vostro santo Velo
Il vostro Figlio in Cielo
A noi mostrate.

Gradite ed ascoltate,
O Vergine Maria,
Dolce, clemente e pia,
Gli affetti nostri.

Voi dei nemici nostri
A noi date vittoria ;
E poi l’Eterna gloria
In Paradiso.

 

Traduction en français

Que Dieu vous garde, Reine,
Et Mère universelle
Par qui on s’élève
Jusqu’au Paradis.

Vous êtes la joie et le rire
De tous les attristés,
De tous les tourmentés,
L’unique espérance..

Vers vous soupire et gémit
Notre cœur affligé
Dans une mer de douleur
Et d’amertume.

Marie, mer de douceur,
Vos yeux pieux
Maternels et aimants,
Tournez-les vers nous.

Nous, malheureux, accueillez-nous,
En votre saint Voile
Votre fils au Ciel
Montrez-le nous.

Acceptez et écoutez
Ô Vierge Marie,
Douce, clémente et pieuse,
Nos marques d’affection.

Sur nos ennemis
Donnez-nous la victoire ;
Et puis l’Éternelle gloire
Au Paradis

 

Le « Dio » est l’hymne corse depuis 1735.

Quelques vidéos pour l’écouter:

Petite découverte avec une interprétation du groupe allemand Annwn, passionné par les mythes régionaux entres autres.

Version live du groupe « Canta u populu corsu »

 

 

Coup de coeur BD au festival d’Ajaccio: « Chevalier des Sables » prix jeunesse

Fabien Grolleau, scénariste, et  Robin Raffalli, talentueux dessinateur corse, viennent de remporter le prix « Jeunesse » du Festival  International de la BD d’Ajaccio pour leur BD « Chevalier des Sables ». Les Corsettes, séduites par son graphisme si particulier à fort potentiel ludique, sont donc allées entre deux séances de dédicaces,  à la rencontre de son dessinateur Robin Raffalli. Le caractère enfantin de son trait saura captiver les petits et les grands enfants; c’est une ode à l’imagination dans laquelle on se laissera glisser avec plaisir.

 

 

 

                            Chevalier des sables,     Volume 1, Le colosse de Jéricho

 

Les Corsettes :

« Depuis quand dessinez-vous ? »

Robin Raffalli :

– J’ai toujours dessiné.  J’ai toujours aimé ce medium.

– Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

– Après un baccalauréat  Scientifique, je me suis formé à L’@telier  ; cette formation en animation fut des plus bénéfiques grâce à des collaborations très enrichissantes.  A Angoulême, j’ai travaillé sur la série  Mandarine & Cow qu’on peut voir sur Fance 4. J’étais « layoutman ». J’ai travaillé sur des animés durant cinq ans.

– Quels sont les dessinateurs qui vous inspirent ?

– André Franquin , Jaques Azam et  Christophe Blain.

– Comment avez-vous rencontré Fabien Grolleau, le scénariste sur « Chevalier de Sables ? »

– C’est  un ami commun qui nous a mis en contact.

– Merci Robin Raffalli et encore bravo!

La BD « Chevalier des Sables » mêle Histoire (Godefroy de Bouillon, les croisades…) et fiction; un lecteur adulte pourra y déceler un thème toujours d’actualité : les conquêtes et les batailles qui se dénouent par des forces inattendues, et les solutions au conflit qui n’en sont pas moins préjudiciables…

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

Les lecteurs auxquels j’ai pu m’adresser étaient conquis et c’est donc tout naturellement que cette BD a remporté le prix « Jeunesse » de cette année au Festival Internional de BD d’Ajaccio  .

Le tome 2 sortira en mars 2016, et Les Corsettes ont hâte de le lire!

 

 

Le chevalier des sables, éditions Sarbacane, est disponible dans toutes les bonnes librairies (Album d’Ajaccio et de Bastia notamment)

Vous pouvez prendre connaissance du travail de Robin Raffalli sur son site internet .

Et aussi l’encourager via son Facebook : Robin Raffalli

 

 

 

Voyage dans l’univers intime du peintre Fanfan Salvini

Les Corsettes sont parties en immersion dans l’atelier du peintre Fanfan Salvini.

Une après-midi autour d’une tasse de thé, discussion sur l’artiste et sa vie…

Les Corsettes :

«  Vous qui avez donné des cours de dessin,
quel est votre ressenti quand à l’enseignement des arts à l’école ? »

Fanfan Salvini :
« Je serais d’accord pour rencontrer des enfants leur ‘faire voir’ le processus créatif. Aider les enfants à cultiver leurs instinct . Le ‘moment créatif ‘ est fait de courage. »

 

 

Nous avons ensuite tenté de disséquer et de comprendre le moment fragile où naît un tableau.

En parcourant son grand atelier nous avons contemplé quantités de toiles, de croquis, d’ esquisses…

Son style graphique est reconnaissable d’entre mille; ses paysages nous apprennent à voir les visages et réciproquement.

Les couleurs de ses compositions sont auto-génératrices : elles contaminent les créations suivantes. «Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Polissez-le sans cesse, et le repolissez, Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.  ». Cette phrase de Nicolas Boileau s’applique à la recherche chromatique de Fanfan Salvini.
Les creux (en teintes sombres) encapsulent la vie et les pleins (teintes claires) font respirer la composition.
La couleur est tantôt appliquée en pâte scintillante (à base d’huile d’œillette) pour rappeler l’ agitation, tantôt saupoudré en pigments presque sans liant, pour donner un aspect vaporeux presque mystique  .
Le cadrage est déterminé in situ, en effet, l’artiste peint toujours d’après nature. Pour les portraits l’espace autour est choisi par rapport au modèle et pour les paysages (triptyque , grand ou petit format) ce sont les forces naturelles qui décident.
Fanfan Salvini est un amoureux des paysages corses, et cette «  passion » selon ses termes, le porte à travailler jusqu’à la souffrance pour rendre hommage à sa terre, tara corsa.

 

 

Fanfan Salvini expose depuis 1987 principalement en Corse même si l’artiste s’exporte très bien sur le continent.

Si vous voulez le suivre, vous pouvez visiter son site.

Son Facebook quant à lui vous permettra de vous tenir au courant de son actualité et de ses expositions.

Si vous êtes en ce moment dans la région de Marseille, ne manquez pas d’aller voir ses tableaux à Bollène lors de la foire de Saint Martin. Tous les renseignements sont dans ce lien.

 

Les Corsettes vous souhaitent une journée des plus colorées, et on espère que vous reviendrez bientôt parcourir nos articles, toujours à la découverte des talents qui nous entourent!

 

 

Rencontre de l’artiste-peintre Chantal Maroselli dite « Maro »

 

Vivant à Afa, non loin d’Ajaccio, l’univers de Chantal Maroselli dite « Maro »nous a interpellé et nous sommes parties à sa rencontre… Immersion dans un monde où la force de la couleur exprime les forces de la nature.

 

Rencontre et discussion autour des sources d’inspiration d’une artiste peintre épanouie

LesCorsettes

– Votre univers ne cesse de se renouveler, quelles sont vos inspirations les plus prégnantes?

Chantal Maroselli

– Le ciel, le ciel dans tous ses états, avec ou sans nuage, de jour, de nuit, au crépuscule, à l’aube, au clair de lune, au soleil levant… et bien sûr la mer ! Notre mer Méditerranée, mais aussi l’Atlantique (mon côté breton, sans doute), les vagues, l’écume, les couleurs de la tempête !

Les couleurs. J’essaie des mariages de couleurs, mariages quelquefois un peu « osés », des mélanges et juxtapositions de couleurs. J’aime y rajouter des matières comme de l’enduit, du sable, de la sciure… J’aime un peu de relief, un peu d’épaisseur…

J’ai, un temps, beaucoup utilisé ce bleu gris que l’on retrouve sur plusieurs de mes toiles. Et le rouge anglais. J’aime bien le rouge anglais avec ce bleu gris.

 

 

– Les Corsettes aiment redécouvrir des peintres oubliés ; pouvez-vous nous parler de quelques peintres que vous aimez?

– Nicolas de Staël : son style, ses couleurs, les thèmes qu’il aborde (« Le Fort carré d’Antibes », « Ciel à Honfleur », « Paysage de Vaucluse »…), mais aussi ses natures mortes, ses femmes…

Emil Nolde (Hansen de son vrai nom) : son ciel (ses cieux), ses nuages, la mer… vivante ! Ses paysages ! Ses couleurs !

«Où que se portât mon regard, la nature était animée, le ciel, les nuages : sur chaque pierre et entre les branches, partout mes figures se mouvaient et vivaient leur vie paisible ou violente, suscitant mon enthousiasme et insistant pour être peintes» – Emil Nolde –

 

 

De grands noms auxquels je pense : Frida Kahlo, Juan Miro, Van Gogh, Picasso, Cézanne, Basquiat, Matisse pour sa peinture et ses collages… D’autres comme Olivier Debré ou Jean Miotte (contemporain)

 

– Merci à vous Chantal Maroselli

 

 

L’aspect parfois acidulé de ses productions est là pour immortaliser le réel. Dire la variété infinie du minéral. La vie est révélée par le contraste de couleurs plus vraies que nature. La justesse des couleurs suffit à dire ce qu’elle voit.

Elle signe ses œuvres Maro en souvenir de son père que ses amis surnommait ainsi.

 

Chantal Maroselli a participé à de nombreuses expositions collectives dans la région d’Ajaccio.

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