Du Lazaret d’Ajaccio à François Ollandini

françois ollandini interieur

‘Les Corsettes’ ont eu le plaisir d’être reçues au Lazaret Ajaccio.

Revenons d’abord sur ce lieu important, et unique en Corse, qu’est le Lazaret.

Histoire du Lazaret d’Ajaccio

Dans le golfe d’Ajaccio, le Lazaret a été construit, comme dans tant d’autres villes portuaires, pour mettre en quarantaine les marins et leurs passagers lors des épidémies. Ce besoin se crée progressivement à partir de 1774, date à laquelle les autorités françaises interdisent aux pêcheurs corses de remonter le corail local (prétextant l’épuisement des fonds marins). Ces pêcheurs s’engagent alors dans la Compagnie royale et perpétuelle d’Afrique qui pêche du corail en « Barbarie » comme on appelait alors les pays de l’Afrique du Nord. À leur retour, ils doivent observer une quarantaine obligatoire à Marseille, Livourne ou Gènes. Ils réclament donc la construction d’un lazaret à Ajaccio pour s’épargner les frais d’un voyage plus long vers les ports français ou italiens. Ce n’est qu’après de nombreuses avaries et naufrages, que le ministre français de la Marine consent enfin à cette construction. Les travaux ne commenceront en définitive qu’en 1843.

Acquis en 1996 par François Ollandini, dont la famille est connue pour être pionnière du développement touristique en Corse, le Lazaret a été entièrement rénové. Le projet est inauguré en 1999, et il s’est depuis imposé comme une place culturelle majeure de la cité impériale d’Ajaccio.

 

Le lazaret et son programme culturel

 En premier lieu, le Lazaret est désormais connu (et reconnu) pour ses fameuses “Rencontres science et humanisme”. On a ainsi pu assister à de superbes conférences emmenées par des philosophes et des scientifiques de renom tel que Michel Onfray, Henri Atlan, Clément Rosset, Alain Finkielkraut, ou Michel Serres, mais également Stephen Hawking, Alain Connes, Hubert Reeves, Étienne Klein et Jean Pierre Luminet pour ne citer qu’eux.
 
Le Lazaret c’est aussi “Jazz in Aiacciu” où se sont produits entre autres Barbara Hendricks, Luz Casal, Michel Legrand, Michel Jonasz, Liz Mc Comb…

 Le Lazaret est une place culturelle majeure dans la cité impériale. C’est la résidence permanente de son propriétaire François Ollandini, et c’est à son initiative que le lieu s’est ouvert au public pour en dévoiler non seulement son cadre exceptionnel, mais aussi en faire un espace propice à l’échange.

L’espace propose une scénographie autour d’une collection permanente des œuvres de Marc Petit, considéré actuellement comme l’un des plus grands sculpteurs vivants.

 

L’Homme derrière le Lazaret : rencontre avec François Ollandini

François Ollandini n’est pas qu’un entrepreneur du tourisme. Tout d’abord, sa famille a rapidement orienté le tourisme vers un tourisme culturel. C’est bien cette notion de culture à laquelle François a porté une attention si particulière. C’est à son entière initiative que ce qui devrait être son lieu d’habitat s’est très vite transformé en un projet culturel. Le Lazaret avec son espace qui respire serait le bastion d’une culture accessible et vibrante. François à travers ce projet dépassait ainsi la notion de tourisme, il crée un lieu notable, un lieu à visiter, un lieu où s’instruire, un lieu qui vaut donc le déplacement.

 
François Ollandini est diplômé en philosophie, en économie et en sociologie. Amateur d’art, il est aujourd’hui un grand collectionneur d’art notamment des maîtres corses. Sa belle collection de pièces d’art contemporaines en fait un mécène important.
C’est également et surtout un grand donateur (que ce soit le musée Fesh, le musée de la Corse à Corte ou le musée national de la Maison-Bonaparte), il a déjà transmis à ces structures de nombreux chefs d’œuvre que ce soit en matière de peintures, de gravures, de meubles que de documents.
 
 

 

À l’occasion de ce petit échange avec ce diplômé de philosophie, nous avons évidemment voulu connaitre ses maîtres à penser. Ses philosophes préférés sont en autres Ricœur, Bachelard, Camus, mais aussi Sartre, Rosset, Alain ou encore Merleau-Ponty. Il n’a pu s’empêcher de nous faire des recommandations de lecture, ce qui dénote un de ces traits de caractère, celui de vouloir partager et de rendre accessible la culture.

 

Réflexion sur le tourisme et la Corse

Pour François Ollandini, la Corse a une culture très riche ; il suffit de la montrer pour qu’elle crée d’elle-même l’attractivité.

 

 

Le touriste vient chercher de l’originalité, la spécificité, l’enchantement et le ravissement. Qui est mieux placé que les locaux pour lui donner un aperçu du “Corsican way of life” ?

À ce sujet, il a écrit un ouvrage entre témoignage et essai sur le tourisme, Le Manifeste touristique.
http://www.albiana.fr/le-manifeste-touristique.html
 

 

Le lazaret et au-delà

François Ollandini travaille désormais à la concrétisation de son projet de musée sous-marin. L’idée fait son chemin à la direction départementale des territoires et de la mer D.D.T.M. Ce serait le troisième musée sous-marin au monde. Voilà un nouveau défi à relever, et François peut évidemment compter sur notre soutien, car ce projet qui relève en quelque sorte du land art ne peut que susciter l’intérêt des Corsettes.
 

Musée de Cancún.
 
 
‘Les Corsettes’ remercient Marie-Jeanne et François Ollandini de nous avoir accueillies chaleureusement chez eux au Lazaret.
Nous vous recommandons ce lieu de culture que vous veniez découvrir la cité impériale ou que vous soyez ajaccien. Les sculptures de Marc Petit qui rythment tout l’espace du Lazaret sont également à découvrir et redécouvrir et nous espérons vous présenter son travail dans un prochain article.

BD: le sanglier Razorbacu répond à nos questions!

razorbacu tome 6 couverture bd corse de sorlin

“Bonjour Razorbacu ! Alors parle-nous un peu de toi, on veut tout savoir !

– Salut, enchanté de vous rencontrer les Corsettes! Et bien je m’appelle Razorbacu et je suis le personnage principal d’une BD qui porte mon nom. Certains me comparent au Coyote de Bip Bip … il faut dire que je suis le sanglier le plus malchanceux de l’île de beauté!

Je suis né en février 2011 au travers d’une série de 9 planches noir et blanc que mon papa, Fabrice Sorlin, a proposé à la maison d’édition Corse de BD, Corsica Comix.

Mes premières aventures consistait en une parodie du film d’horreur de Russell Mulcahy, Razorback.

Ma première apparition publique se fait en Juin 2012 dans l’album « U Tintu ». Sur un ton très cartoon on y retrouve mes mésaventures de sanglier. Traqué par une famille de chasseur qui vie dans le village de Persu Persu, je dois survivre à ma condition de gibier.

Au cours des 6 albums édités chez Corsica Comix, il m’est arrivé de mourir 193 fois. Mais rassurez-vous je suis toujours là! Une fois passé le gag mortel qui fait rire petits et grands, mon papa en profite pour faire passer un message en deuxième lecture. Des thèmes comme l’écologie, le racisme, la spéculation, la maltraitance animal y sont abordés.

Le fil conducteur de tous ces albums est Rosette. Une petite cochonne dont je suis amoureux. Je voudrai bien l’épouser mais son père ne veut pas de sanglier dans leur famille. Avec le temps j’ai fini par me faire accepter. Alors que j’étais enfin heureux, un cochon du nom de Napoléon va prendre le pouvoir et m’accuser du meurtre de Neru, le père de Rosette.

Je vais devoir prendre la fuite afin de prouver mon innocence alors que les chasseurs et les grognards de Napoléon me traqueront. Cette nouvelle aventure vous la retrouverez dans le tome 6 « Wanted » qui sort le 24 juin 2017.

Les Corsettes:

Merci Razorbacu pour nous avoir accorder son interview, sans oublier Fabrice Sorlin ! ”

 

 

Dédicace samedi 24 juin à la librairie des Palmiers à Ajaccio et le 1 juillet à la FNAC Ajaccio

Vous pouvez vous procurer les albums en ligne sur le site de Corsica Comix

L’éducation et la culture par Filu d’Amparera et Scénina.

Les Corsettes ont porté leurs investigations vers un centre culturel et éducatif, situé 15 boulevard Maglioli 20000 Ajaccio, dont le président est Rinatu Coti.

Depuis 10 ans déjà, Filu D’Amparera, qui a vu naître “la petite scène” tandis que Scénina, il y a  trois ans, développe un concept de distillation de la culture Corse.

Les Corsettes ont passé une semaine au contact des professeurs et des élèves. Les cours se déroulent dans une grande convivialité et une atmosphère chaleureuse.

 

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Interview de Jean-Pierre Godinat, professeur de chant de l’association Filu d’Amparera, et qui est l’un des instigateurs de Scénina.

Les Corsettes :

– Comment est née la petite scène : Scénina ?

Jean-Pierre Godinat :

– Née il y a 3 ans, à un moment difficile pour l’association Filu d’Amparera, il fallait créer une nouvelle trésorerie pour maintenir les ateliers et les tarifs de cette structure, car les baisses de subventions ne nous permettaient plus de boucler le budget.

Les Corsettes :

– Comment voyez-vous l’avenir de Scénina, ses évolutions?

Jean-Pierre Godinat :

– Déjà j’aimerais que cela continue et, pour ce faire, toute l’équipe essaie d’innover, de proposer des choses qui ne se font pas ailleurs, la grande convivialité du lieu permet des échanges et une dynamique intéressants pour cela.

 

Voici les membres de l’équipe pédagogique, les matières proposées sont très diverses.

Les cours auxquels vous pouvez vous inscrire:

Jean-Pierre Godinat: cours de chant

François Jandolo: guitare et piano

Antoine Tramini : cours de cetera

Jean Marc Leca : cours de corse Niveau I

Ghjuivan Santu Placenzotti:  langue Corse Niveau II et II

Jacques Maton : atelier et cours photo

Livia Stromboni  : atelier théâtre

Ceux-ci forment et animent également la troupe “Cabaret des Arts“.

Hélène Mattei : chant et éveil musical

Elle chante dans  le groupe polyphonique féminin I Maistrelli, groupe né au sein de Filu D’Amparera, composé de sept femmes qui viennent des quatre coins de la Corse.

 

Venez constater par vous-même l’élan de créativité qui est insufflé dans cet espace de création et de transmission.

Au vu de la palette des matières, le plus dur sera de choisir. Les cours s’adressent aussi bien aux adultes qu’aux enfants.

Pour plus d’informations,  pour vous inscrire ou pour les soutenir, vous pouvez les suivre sur leurs facebook respectifs : Scénina et Filu D’Amparera.

 

Les  Corsettes remercient toute l’équipe de Filu D’Amparéra et de Scénina pour son accueil très chaleureux.

 

Jacques Culioli sur les traces des soldats Corses de 14-18

poilu soldat corse statue verdun - Fleury-devant-Douaumont jacques culioli

Les Corsettes, qui s’intéressent à tous les sujets, sont parties à la rencontre de Jacques Culioli, chanteur, membre fondateur du groupe Arapà et créateur de l’association Aio Zitelli. Nous avons fait avec lui le voyage de mémoire qu’il organise avec l’association sur les traces des 173e et 373e RI de la guerre de 14-18.

Voici la vidéo de l’interview qu’il a bien voulu nous donner.

Interview de Jacques Culioli, chanteur du groupe Arapà, dans les pas des poilus près de Verdun:

 

 

Si cette vidéo vous a plu et qu’elle vous a donné envie d’en savoir plus, voici quelques liens pour poursuivre :

la page facebook de Jacques Culioli
La page facebook d’Aio Zitelli
Le site du groupe Arapà

Théâtre : Performance scénique avec Paul Grenier

Quand on parle de théâtre sur la Corse, comment ne pas parler de Paul Grenier ? Depuis longtemps investi dans la vie culturelle et sociale Corse, il est un des piliers des arts scéniques insulaires.

Les Corsettes sont allées rencontrer ce chercheur en art vivant, amoureux des mots et de l’enseignement.

Nous avons assisté à l’une de ses répétitions. Chaque mot, intonation, geste, intention, placement dans l’espace est questionné. Il est du type “metteur en scène hyper-actif” et ses répétitions sont toujours pleines de rebondissements.

Paul Grenier est né au Québec. Formé à l’art clownesque dans la rue puis au travail de la voix et du chant, avec une licence théâtre/psychosociologie de la communication (Université du Québec à Montréal), il arrive finalement en Corse en 1987 et travaille à Ajaccio au sein de la troupe « Théâtre Point » (Francis Aïqui). Pendant cinq ans, il participe à toutes les créations de la compagnie et dirige ses deux premières pièces : SLM et Ile ou elles / opéra de roc. Il collabore avec « Stonde Danse Compagnie » (Albine Lombard).

En 1993, il fonde « Le Thé à Trois » avec Rachel Grenier. La compagnie a à son actif une vingtaine de créations, dont la moitié pour jeune public, jouées aux quatre coins de l’île. Il enseigne l’art dramatique auprès de publics amateurs (adultes et adolescents) sous forme de cours réguliers ou de stages. Il se consacre également à l’écriture, à la mise en scène et à la scénographie.

Depuis l’automne 2015, en partenariat avec le CSJC d’Ajaccio, il anime les ateliers « Hybride(s) » : un espace d’exploration de tous les croisements possibles entre la vidéo, la photo, la danse, les arts plastiques, la musique et le chant, le théâtre d’ombres et d’objet, le masque, le cirque, le body-painting et l’écriture en direct.

 

 

– Les Corsettes :

« Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre métier ? »

– Paul Grenier :

« La recherche. Je travaille beaucoup avec des acteurs amateurs et, ensemble, nous formons un laboratoire expérimental. Je me nourris du panel hétéroclite de mes acteurs et stagiaires, ce qui diversifie nos créations. J’apprends avec les acteurs, et j’apprends encore aujourd’hui. Chaque journée de répétition est l’occasion d’une nouvelle découverte. Je me transforme en présence de l’autre. »

– Les Corsettes :

« Quel est le chemin qui vous a conduit à cette manière de travailler ? »

– Paul Grenier :

« Parents hostiles aux métiers artistiques. J’ai toujours été happé par le monde du spectacle, clown de rue, danse, musique, arts plastiques et ma formation en psychosociologie aussi. J’ai toujours voulu changer le monde, je le souhaite encore aujourd’hui. Pour cela, la poétique me semble plus efficace que la politique. Je suis un agitateur poétique. L’art est un facteur de constructions sociales. L’art permet de transcender les difficultés. Le théâtre est un art social. »

 

 

 

Paul Grenier, metteur en scène interdisciplinaire (théâtre, nouveau cirque, danse et musique), scénographe, acteur, auteur, compositeur et formateur, a à son actif une vingtaine de créations, dont la moitié pour jeune public.

Les Corsettes remercient Paul Grenier pour ce cours de théâtre et cette interview.

 

Son site ainsi que son Facebook vous permettront de suivre son actualité.

 

Soutenez la scène insulaire ! Allez au théâtre !

 

 

 

 

Coup de coeur BD au festival d’Ajaccio: “Chevalier des Sables” prix jeunesse

Fabien Grolleau, scénariste, et  Robin Raffalli, talentueux dessinateur corse, viennent de remporter le prix “Jeunesse” du Festival  International de la BD d’Ajaccio pour leur BD “Chevalier des Sables”. Les Corsettes, séduites par son graphisme si particulier à fort potentiel ludique, sont donc allées entre deux séances de dédicaces,  à la rencontre de son dessinateur Robin Raffalli. Le caractère enfantin de son trait saura captiver les petits et les grands enfants; c’est une ode à l’imagination dans laquelle on se laissera glisser avec plaisir.

 

 

 

                            Chevalier des sables,     Volume 1, Le colosse de Jéricho

 

Les Corsettes :

« Depuis quand dessinez-vous ? »

Robin Raffalli :

– J’ai toujours dessiné.  J’ai toujours aimé ce medium.

– Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

– Après un baccalauréat  Scientifique, je me suis formé à L’@telier  ; cette formation en animation fut des plus bénéfiques grâce à des collaborations très enrichissantes.  A Angoulême, j’ai travaillé sur la série  Mandarine & Cow qu’on peut voir sur Fance 4. J’étais “layoutman”. J’ai travaillé sur des animés durant cinq ans.

– Quels sont les dessinateurs qui vous inspirent ?

– André Franquin , Jaques Azam et  Christophe Blain.

– Comment avez-vous rencontré Fabien Grolleau, le scénariste sur “Chevalier de Sables ?”

– C’est  un ami commun qui nous a mis en contact.

– Merci Robin Raffalli et encore bravo!

La BD “Chevalier des Sables” mêle Histoire (Godefroy de Bouillon, les croisades…) et fiction; un lecteur adulte pourra y déceler un thème toujours d’actualité : les conquêtes et les batailles qui se dénouent par des forces inattendues, et les solutions au conflit qui n’en sont pas moins préjudiciables…

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

Les lecteurs auxquels j’ai pu m’adresser étaient conquis et c’est donc tout naturellement que cette BD a remporté le prix “Jeunesse” de cette année au Festival Internional de BD d’Ajaccio  .

Le tome 2 sortira en mars 2016, et Les Corsettes ont hâte de le lire!

 

 

Le chevalier des sables, éditions Sarbacane, est disponible dans toutes les bonnes librairies (Album d’Ajaccio et de Bastia notamment)

Vous pouvez prendre connaissance du travail de Robin Raffalli sur son site internet .

Et aussi l’encourager via son Facebook : Robin Raffalli

 

 

 

Rencontre de l’artiste-peintre Chantal Maroselli dite “Maro”

 

Vivant à Afa, non loin d’Ajaccio, l’univers de Chantal Maroselli dite “Maro”nous a interpellé et nous sommes parties à sa rencontre… Immersion dans un monde où la force de la couleur exprime les forces de la nature.

 

Rencontre et discussion autour des sources d’inspiration d’une artiste peintre épanouie

LesCorsettes

– Votre univers ne cesse de se renouveler, quelles sont vos inspirations les plus prégnantes?

Chantal Maroselli

– Le ciel, le ciel dans tous ses états, avec ou sans nuage, de jour, de nuit, au crépuscule, à l’aube, au clair de lune, au soleil levant… et bien sûr la mer ! Notre mer Méditerranée, mais aussi l’Atlantique (mon côté breton, sans doute), les vagues, l’écume, les couleurs de la tempête !

Les couleurs. J’essaie des mariages de couleurs, mariages quelquefois un peu “osés”, des mélanges et juxtapositions de couleurs. J’aime y rajouter des matières comme de l’enduit, du sable, de la sciure… J’aime un peu de relief, un peu d’épaisseur…

J’ai, un temps, beaucoup utilisé ce bleu gris que l’on retrouve sur plusieurs de mes toiles. Et le rouge anglais. J’aime bien le rouge anglais avec ce bleu gris.

 

 

– Les Corsettes aiment redécouvrir des peintres oubliés ; pouvez-vous nous parler de quelques peintres que vous aimez?

– Nicolas de Staël : son style, ses couleurs, les thèmes qu’il aborde (“Le Fort carré d’Antibes”, “Ciel à Honfleur”, “Paysage de Vaucluse”…), mais aussi ses natures mortes, ses femmes…

Emil Nolde (Hansen de son vrai nom) : son ciel (ses cieux), ses nuages, la mer… vivante ! Ses paysages ! Ses couleurs !

«Où que se portât mon regard, la nature était animée, le ciel, les nuages : sur chaque pierre et entre les branches, partout mes figures se mouvaient et vivaient leur vie paisible ou violente, suscitant mon enthousiasme et insistant pour être peintes» – Emil Nolde –

 

 

De grands noms auxquels je pense : Frida Kahlo, Juan Miro, Van Gogh, Picasso, Cézanne, Basquiat, Matisse pour sa peinture et ses collages… D’autres comme Olivier Debré ou Jean Miotte (contemporain)

 

– Merci à vous Chantal Maroselli

 

 

L’aspect parfois acidulé de ses productions est là pour immortaliser le réel. Dire la variété infinie du minéral. La vie est révélée par le contraste de couleurs plus vraies que nature. La justesse des couleurs suffit à dire ce qu’elle voit.

Elle signe ses œuvres Maro en souvenir de son père que ses amis surnommait ainsi.

 

Chantal Maroselli a participé à de nombreuses expositions collectives dans la région d’Ajaccio.

Suivez le lien pour en avoir le détail.

Suivez sa page Facebook pour connaître l’actualité liée à sa création.

 

 

Découverte! C’est quoi Fashion Scout?

Le monde de la mode est toujours en mouvement, qu’il aille de l’avant ou qu’il tourne en rond, qu’il nous ennuie puis nous émerveille, il se veut élitiste pour mieux entretenir le rêve. Les Corsettes sont des gourmandes, et si elles s’intéressent aux tendances, et à ce que la mode peut avoir de pointu ce n’est pas par snobisme. Nous adulons la beauté c’est un fait. Si le monde des apparences vous désintéresse, laissez-lui une dernière chance de vous captiver. Notre magazine n’est pas une revue de mode à but lucratif. Nous cherchons toujours à aller au-delà de la surface, là où les trésors se cachent; c’est la seule chose qui nous intéresse.

 

La Fashion Week de Paris s’est achevée il y a peu. En marge des défilés des grands créateurs dont la réputation n’est plus à faire et qui bénéficient d’une excellente visibilité via tous les supports média une quantité d’autres évènements annexes sont boudés par la presse. Voici notre petite découverte de l’année!

 

 

Le showroom Fashion Scout dans le marais

 

Cette année c’est un showroom qui nous a tapé dans l’oeil car il regroupait sous la bannière “Fashion Scout” les étoiles montantes du prêt-à-porter haut-de-gamme répérés dans le monde entier puis plébicités par cet organisme anglais. La plupart de leurs défilés se tiennent donc à Londres. Fashion Scout en est à sa 18ème saison mais sa notoriété bien qu’assise en Angleterre peine à se faire connaître dans l’une des places forte (pour ne pas dire fortifiée) du goût et du stylisme.

 

Paris Paris! Es-tu prête pour les crus Fashion Scout?!!

 

2 constats sur ce showroom parisien:

-une telle quantité de talents venus de divers horizons et regroupés dans un seul et même espace est presque difficile à croire, on est subjugué dès l’entrée par la palette qui s’offre à nous! Vu la jeunesse de ces créateurs, on a hâte de voir ce qu’ils nous réserveront dans les années qui viennent.

-mais second constat: peu (très peu) de visiteurs! Paris bouderait-il les jeunes créateurs? Ou la communication sur l’événement exclusivement anglophone coupe-t-elle les créateurs de possibles contacts de poids? Situé dans le marais les showroom font le buzz les uns après les autres, mais après 2 visites je n’ai croisé dans l’espace aucun francophone.

Une référence en termes d’exigence, Anna Wintour, est très souvent présente lors des défilés Fashion Scout, et fait également acquisitions de pièces. Les prix sont donnés sur demande mais pour la qualité seule des matières, on est souvent agréablement surpris; en effet la jeunesse de ces créateurs laisse envisageable l’acquisition de nombreuses pièces.

Focus sur 2 coups de coeur/découvertes à suivre de très près:

 

PETRA PTACKOVA

 

 

Une volée de cheveux blond, l’œil pétillant, le charme et le mystère des collections de Petra, se retrouve déjà dans sa personne. Aborder ses collections, c’est mettre le pied dans un monde qui joue et déjoue la réalité. Portées, ses créations vous habitent et vous transportent dans un monde qui généralement se dissimule et dont ces vêtements seraient la clef. Les vêtements de Petra suggère un environnement, ils se joue également des sexes.

 

 

La grande majorité de ses pièces peuvent être portées de manière très variée. Une pièce portée par un homme aura un tombé viril pour ne pas dire guerrier, la même pièce resserrée à la taille sera tout à coup très féminine. Certaines de ces créations sont des 2 en un, avec par exemple une seconde veste qui se porte repliée dans le dos. A tout moment les créations de Petra peuvent nous permettre de changer de peau, de réalité, de brouiller les pistes. Et elle a le tact de nous laisser choisir…

 

 

Oh I see twice, la collection de la résilience

La styliste prend son point de départ dans des créations plastiques, des tâches de couleurs en transparence, des coulures tout en verticalité, des motifs se répétant et mutant peu à peu. La collection d’hiver choisit de repousser la couleur, le vêtement se fait armure, carapace. Une jeune fille seule au milieu de la forêt est-elle la proie ou le prédateur? En jouant sur l’imaginaire, Petra engage à la réflexion et devant chacune de ces collections nous nous retrouvons comme devant certaines œuvres plastiques qui plus on les contemple, plus gagne en sens.

 

 

Je vous conseille vivement de faire un tour sur son site qui est une pure merveille ou sur son e-shop qui fait parti du collectif renommé Not just a label.

 

 

INJURY

Injury n’est pas à proprement parlé une étoile montante car la marque a été fondée en 2004 à Sydney (Australie) par Eugene Leung. Repérée plus récemment à la Mercedes-Benz Fashion Week de Sydney puis à celle de Beijing, Injury avec son style très graphique et son usage de matières modernes fait office d’exception au milieu de la création australienne assez décevante de ces dernières années; conséquence logique, les médias internationaux se déplacent de moins en moins à Sydney et c’est tout à l’honneur de Fashion Scout d’avoir pris sous son aile ce petit nouveau qui n’en est plus un, car sans cela nous n’aurions sûrement jamais entendu parlé d’eux!

 

 

La rencontre des 2 créatifs complémentaires

Injury c’est avant-tout la rencontre réussie de 2 univers distincts. D’une part les influences architecturale et organique de Eugene Leung et de l’autre la précision des coupes, la féminité de sa collaboratrice Dan Tse.

Eugene dans son jeune âge ne s’est pas tout de suite orienté vers le stylisme, il commence par étudier avec passion l’architecture et cette influence reste toujours perceptible dans les collections. Il parle parfois de ses pièces comme des habitats, il pense avant tout à la structure pour pouvoir ensuite l’habiller. Le design suit donc un modus operandi qui se rapproche assez de celui de l’architecte qui après avoir posé des bases stables, laisse la main à l’architecture d’intérieur puis au décorateur. Les matériaux qui se modernisent, nous tiennent chaud, des coupes qui nous protège de part leur design propre, tout cela semble la parfaite métaphore de l’habitat transportable. Il faut également ajouter à cela ce soucis de marier des formes, des motifs, des textures aux effets organiques à des matériaux très modernes/techniques qui pour l’instant sont rarement utilisé en ce sens. On pourrait donc continuer ici le parallèle avec l’urbanisme qui fait s’accorder architecture et paysage.

 

 

Si Injury m’a aussi tapé dans l’œil, c’est aussi à cause mon fanatisme du noir (non je n’ai pas du tout un “perfecto complex”! oui bon peut-être…).  Rappelons que le noir, comme le blanc d’ailleurs n’est pas une couleur. C’est pour cela qu’il a cette capacité de sublimer le  moindre détail de couleur qui s’y superpose. Il engouffre, il retient la lumière, et crée des silhouettes qui captive l’oeil. Si vous aimez les contrastes de noir et blanc, ou de noir et de couleurs, Injury vous séduira à coup sûr car la marque ne cesse de rechercher comment sublimer le potentiel de l’obscurité…

 

 

Faites un tour sur le site de TheInjury et dites-moi ce que vous pensez de ce label qui hésite encore à venir tenter l’aventure en France… Après avoir discuté avec leurs dirigeants ils seraient peut-être tenter par l’idée d’un pop-shop sur Paris (si vous ne connaissez pas le concept de “magasin éphèmère” vous pouvez lire notre article sur le sujet). Je pourrais leur remonter vos avis à ce sujet qui auront plus de poids que le mien seul. Un showroom à Ajaccio pourrait aussi être une bonne idée, les rockers de bon goût pourraient y trouver leur compte!

 

 

Ici s’arrête cet aperçu de 2 Fashion Scouters cru 2015. De nombreux autres auraient pu avoir leur place dans cette chronique mais le but était avant-tout de vous faire connaître Fashion Scout pour que vous ne passiez à côté de leur prochain événement; vous pouvez pour cela suivre notre page Facebook pour être convié aux events.

Je tiens  pour finir à rappeler que cet article n’est sponsorisé par aucune marque #libertédelapressesubjective. Le seul sponsor est notre curiosité, nos coups de cœur et le fait que vous nous lisiez! N’hésitez pas à nous laisser des com’ si cet article vous a intéressé, merci merci et à très vite!

 

Remerciements à Marie-Hélène de TheMinimalista pour nous avoir présenté Petra Ptackova

 

 

Crédits texte/photos: @NephilimK

Le projet BD “Popi Blues” avant l’arrivée du Festival BD à Bastia 2015

Le mois de Mars marque les réjouissances annuelles du festival de la BD à Bastia qui révèle les nouveaux talents qu’il serait triste de méconnaître et rend aussi hommage à des icônes.

 

 

Je me rappelle encore avec émotion de l’exposition d’Enki Bilal en 2007 qui nous avait permis de découvrir le virage illustratif de l’auteur avec des œuvres poignantes cherchant à répondre aux possibles interrogations quant au classement de la BD dans les arts mineurs ou majeurs…

Cette reconnaissance de la BD comme un art (même si elle est dite 9ème art depuis 1964) reste toujours un combat dont seuls quelques élus bénéficient. Enki Bilal reste une exception puisque la plupart des auteurs qui remportent cette reconnaissance ne sont plus de ce monde (Hergé reste l’indétrônable figure sacralisée de la BD). J’ai récemment appris que cette expositions des calques d’Enki Bilal que nous avions pu découvrir en avant-première à Bastia (avant même Angoulême ou Paris qui bénéficient généralement de la primauté sur bien des évènements) était le fait de Pascal Orsini. Bien avant les autres, il a choisi de militer pour la reconnaissance de la BD en tant qu’art, et a choisi de faire de Bilal cet artiste-symbole. Commissaire de nombreuses expositions, il a donc propulsé cet auteur de BD au rang d’artiste de renommée internationale et, avec lui, permis d’ouvrir la perspective que nos albums illustrés sagement rangés dans nos bibliothèques pouvaient être le fruit de personnes au génie sous-estimé.

 

 

BD à Bastia, pour cette édition 2015, se déroulera du 26 au 29 mars et je vous invite à aller consulter le programme sur le site du centre culturel Una Volta.

 

Étant dans ma phase BD, je vais pouvoir en profiter pour vous parler d’un projet d’un jeune corse Polobor Risterucci! C’est un auteur de BD talentueux dont j’ai pu découvrir récemment le travail en ligne. Il fait montre d’une maturité étonnante et, voulant soutenir son projet de financement (déjà très bien parti!) visant une publication papier, j’ai voulu qu’il réponde à toutes mes questions pour pouvoir vous faire partager avec justesse son univers. Allez c’est parti pour le monde de Popi Blues!

 

 

L’histoire est une sorte de road movie qui suit 2 protagonistes “échappés” de maison de retraite. Le personnage principal est un vieux monsieur qui, bien qu’ayant été passionné de musique toute sa vie, n’a jamais sauté le pas et osé vivre pleinement sa passion. L’action débute sur un satellite gravitant autour de la lune mais où les pratiques vis-à-vis des personnes âgées sont une projection des pratiques actuelles.

Le héros, Albert, bien qu’encore vaillant, se résigne peu à peu à y finir ses jours, mais la rencontre avec Jeanne fait prendre tout à coup un tournant à sa vie. Cette vieille dame, qui refuse la fatalité à laquelle on les promet, l’embarque avec elle dans une aventure à la Thelma et Louise. Les deux croulants encore verts s’échappent et ouvrent devant eux (et nous lecteurs) le champ des possibles. Avec Jeanne, Albert accède peu à peu à ce sentiment enivrant de liberté, seul l’auteur sait où cela va le mener…

Cette histoire a germé il y a quelques années dans l’esprit de l’auteur mais c’est une version revue et murie qu’il nous offre désormais avec ce titre.

 

 

Polobor Risterucci est originaire de Saint Pierre de Venaco et a passé sa scolarité à Corté puis à Bastia. Depuis tout petit il se passionne pour des auteurs tels que Moebius, Régis Loisel ou encore Frederic Peters. Il ne passe pas un jour sans son carnet de croquis à la main et a partagé avec moi l’anecdote de son exil étudiant sur le continent qui est suffisamment drôle pour que je vous en fasse part à mon tour…

L’été de son BAC, Polo le passe en compagnie de ses amis au village, il pense que ses rêves de BD ne sont pas à sa portée et semble se faire une raison au fil des semaines. Sa mère l’appelle “Mon fils je t’ai inscrit dans une école en Belgique, tu passes l’entretien la semaine prochaine”. C’est ainsi que Polo Risterucci débarque en short le 1er septembre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Tournai. Reçu au concours d’entrée on lui indique que les cours commencent dans 3 jours… le temps d’acheter pulls et chaussettes en laine!

Si j’ai voulu reporter ici l’histoire de cette arrivée sur le continent c’est qu’elle a aussi une subtile influence sur le thème de son roman graphique en cours. Le regard d’un Corse se porte sur certains détails du vieux continent que seule une personne extérieure peut avoir. Ainsi Polo remarque peu à peu et avec étonnement que les personnes âgées se retrouvent très tôt remisées en maison de retraite, bien avant qu’il ne soit plus possible à leurs familles de s’occuper d’elles. Lui, dont les grands-parents vivent toujours avec sa famille, s’interroge sur toutes ces vies dont on fige définitivement l’essor, ces rêves à peine réalisés, la résignation consentie, les regrets…

 

 

Si graphiquement le style de Polobor Risterucci est clairement celui du roman graphique franco-belge, ses influences principales restent cinématographiques. J’ai déjà cité Thelma et Louise pour son côté road movie mais, plus évidents, il faudra citer les hommages non dissimulés à Blade Runner (encore un film des talentueux débuts de Ridley Scott!). Polo est d’ailleurs souvent surnommé par ses amis “Popi Runner”. Le statut des robots, leur intégration à la société voilà encore des thèmes abordés.

Le scénario est finalisé, et sur les 92 pages prévues, nombreuses sont celles déjà consultables (en voici quelques unes ci-dessous).

 

 

Parce que les grandes maisons d’édition telles que Casterman, Soleil… prennent rarement au sérieux les auteurs sans qu’ils passent par la case auto-édition, j’espère que vous vous joindrez à nous pour soutenir son projet en crowdfunding. La date limite est fixée au 25 mai et le projet est déjà financé à 25%. Avec une participation de 20 euros vous obtenez la version papier, ce qui sera au final très proche du prix de vente de l’album! Et si vous voulez vraiment aider cet auteur, les paliers supérieurs rajoutent des dessins dédicacés, des gravures numérotées, voire même une planche originale pour la plus haute dotation…des collectors que vous pourrez fièrement exposer, d’autant que cet auteur est appelé à une belle et longue carrière vu la passion qui l’anime!

 

 

Lien du financement participatif/crowdfounding

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Si vos finances sont au plus bas, partager cet article sera également une participation notable!

 

Crédit texte: NephilimK

Orientalisme couture lors du défilé Andrei V

Les voiles voluptueux font le tour de la courbe de mes yeux, la chaleur lourde m’enivre et m’emporte en Orient. Du Maroc à l’Iran en passant par l’Égypte, je vous décris mes impressions du défilé de Andrei V Couture.

Pour son premier défilé, c’est sans nul doute un projet mature mené à bien par Denis qui arrive à peine à l’aube de ses 18 ans. Passionné par la mode depuis ses 6 ans, Denis rejoint Juliette F création implantée à Saint Germain-en-Laye, après un baccalauréat professionnel en couture.

C’est sur le thème du Harem que le jeune créateur Denis nous ouvre les portes sur son travail largement inspiré du film Angélique et le Sultan.

Il nous présente une collection en crêpe georgette et en jersey, des matières nobles travaillées avec grand soin. Rien n’est laissé au hasard. L’air désinvolte des mannequins, mises en beauté par MAAP, le tombé du tissu ou les couleurs chaudes; tout dans cette collection nous rappelle l’opulence du charme oriental.

Le soutien inconditionnel de sa mère, Hélène Béchet semble être à l’origine de l’ouverture d’esprit et de la passion de Denis.
Il me confie la place importante qu’occupe la musique dans son travail préparatoire, qu’il effectue souvent de nuit. Ce sont des voix de femmes aux tonalités graves et sensuelles telle celle de Sia qui ont inspiré Denis pour cette première collection. Mais l’artiste est visionnaire et pense déjà sa prochaine collection qui portera sur le thème des tribus Maasaï. Derrière ce nouveau projet, une muse, qui défile pour Denis et réveille sans conteste la beauté sauvage africaine.

Cet article est, j’y compte bien, le premier d’une longue série grâce au talent et à la passion de Denis. Les Corsettes vous feront part de son évolution, car c’est avant tout un réel plaisir d’assister au lancement d’un artiste.

 

Crédits photos: NephilimK